Le syndrome d’Alice au pays des merveilles, entre hallucinations et perte de repères

Peu connu du grand public, le syndrome d’Alice au pays des merveilles est un phénomène bien réel, malgré son nom fantaisiste.

Au cours de ses diverses mésaventures, Alice, l’héroïne de Lewis Caroll, change de taille à de nombreuses reprises. Cette caractéristique reste l’une des plus connues de l’œuvre dans la pop culture. Elle est d’ailleurs visible dans presque toutes les adaptations des textes en images, comme les plus connues de Disney sorties en 1951 et 2010.

Cela dit, même si un tel phénomène reste, à ce jour, impossible à reproduire physiquement, un syndrome bien spécifique qui affecte notre cerveau est capable de nous le faire vivre.

Voir le monde comme le pays des merveilles

En effet, découvert en 1955, le syndrome d’Alice au pays des merveilles fut nommé ainsi par le psychiatre John Todd. Il s’agit d’une anomalie de la perception visuelle ou sensitive d’un individu à l’égard de son environnement.

De ce fait, une personne atteinte de ce syndrome peut se voir rapetisser, grandir ou observer la pièce dans laquelle elle se trouve s’élargir ou se rétrécir. Certaines manifestations du syndrome peuvent même donner la sensation au sujet atteint de vivre « au ralenti », à cause d’une perception de la vitesse défaillante.

Ce syndrome est presque exclusivement provoqué par des migraines plus ou moins fortes. Il est également susceptible de toucher tout individu, particulièrement en proie au stress ou à une fatigue intense. Cela dit, il est aussi possible de provoquer des sensations similaires via l’intermédiaire de diverses drogues hallucinatoires, comme le LSD.

Lewis Caroll, papa de la fameuse Alice, aurait d’ailleurs été victime de ce syndrome. Ses symptômes l’auraient inspiré dans l’écriture de ses livres.

Lewis Caroll et son ouvrage le plus célèbre.

Parfois, les tracas de notre cervelle peuvent se révéler plus inspirants et utiles qu’ils en ont l’air. Cela dit, afin de rassurer les potentiels hypocondriaques, un bon repos est très efficace pour se débarrasser des effets du syndrome !

Sources :

2 Rétroliens / Pings

  1. La maladie des "Bébés Harlequin", aussi rare que dangereuse
  2. "Se brûler les ailes" : mais d'où vient cette expression singulière ?

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