« Le Jeu de la Dame » : la série est-elle inspirée d’une histoire vraie ?

"Le Jeu de la Dame" : la série est-elle inspirée d'une histoire vraie ?

Sorti récemment sur Netflix, Le Jeu de la Dame est le nouveau thriller psychologique à ne pas manquer. L’histoire est si captivante, que l’on se demande si elle ne serait pas inspirée d’une histoire vraie. 

Le Jeu de la Dame : c’est quoi ? 

Le Jeu de la Dame est une histoire basée sur le roman de Walter Tevis, relatant la vie d’une prodige des échecs orpheline nourrie aux drogues depuis son enfance. L’histoire commence dans les années 1950. Nous suivons la protagoniste lors de ses différents coups de grâce contre ses différents adversaires, en particulier Vasily Borgov.

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Une fiction inspirée du réel

On ne connaît pas l’existence d’une certaine Beth Harmon, nom de l’héroïne de la série. Cependant, cette histoire aurait pu être basée sur celle d’un vrai joueur d’échecs : Bobby Fischer. En effet, on retrouve de nombreux points communs concernant ces deux personnes. Ainsi, tout comme notre personnage principal, Fischer a aussi commencé sa carrière de prodige très jeune (14 ans, contre 16 ans pour Beth). Il a également dû apprendre le russe pour mieux se former à la compétition, comme la protagoniste. De plus, la Dame remporte son premier titre américain en 1967, la même année où Bobby y gagne son dernier. Dernier point, les deux personnes ont tous deux des traits de personnalité communs, allant des lacunes sociales au caractère provocateur et malheureux. Ces allusions au joueur, devenu Grand Maître international en 1958, est un moyen pour le réalisateur de le critiquer à travers son personnage fictif.

Bobby Fischer
Bobby Fischer, l’illustre génie des échecs

Une remise en cause du monde des échecs des années 60 

D’après Dylan Loeb McClain, journaliste du New York Times expert en jeu d’échecs, le romancier à l’origine de la série aurait utilisé certains éléments de la vie de Fischer pour dénoncer une forme de sexisme dans le monde des échecs. D’autant plus que le joueur aurait considéré que les femmes étaient « moins intelligentes » et moins disposées à réussir dans les échecs. A travers son récit, l’écrivain a voulu rendre hommage aux femmes intelligentes, déclarant :

« J‘aime Beth pour sa bravoure et son intelligence. Dans le passé, de nombreuses femmes ont dû cacher leur cerveau, mais pas aujourd’hui.« 

Même si cette histoire reste une œuvre de fiction, elle permet de dénoncer le réel et notamment des difficultés des femmes à se faire leur place dans cette discipline. 

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