Les chats, une espèce dangereuse pour la biodiversité !

En dépit de leur bouille adorable et de leurs petits yeux mignons, les chats (aussi bien domestiques que sauvages) représentent un véritable fléau pour l’écologie et la préservation des espèces. Nous vous invitons donc aujourd’hui à retracer le parcours sombre de ces boules de poils… qui cachent bien leur jeu.

Le chat, grand éradicateur d’oiseaux

S’il y a bien quelque chose que Titi et Grosminet nous ont enseigné, c’est que chats et oiseaux ne font pas bon ménage. Cette affirmation est soutenue par de nombreux constats et rapports, comme ceux du site officiel de National Géographic. D’après l’une de leurs études menées il y a quelques années sur le territoire des États-Unis, les chats sauvages et domestiques sont les principaux responsables des décès annuels d’oiseaux.

Ces données de National Géographic montrent les statistiques des causes les plus répandues des décès d’oiseaux.

Chaque année, ils cumuleraient plus de 2 335 millions de victimes à plumes sur leur tableau de chasse. Il faut dire que ces créatures, en dépit de leur filiation avec Hello Kitty, restent des prédateurs et tueurs nés. Même domestiqués, leur instinct les pousse à s’attaquer aux proies environnantes. Cela dit, ce constat alarmant chez l’oncle Sam est loin d’atteindre celui de l’Australie, plus impactée que jamais par la présence des félins.

L’Australie, victime majeure de la menace à moustache

S’il y a bien un territoire qui redoute la présence d’espèces invasives, c’est l’Australie ! Elle a d’ailleurs officiellement classé les chats comme l’une de ces « espèces invasives ». Il faut dire que, depuis la colonisation du pays, divers bouleversements écologiques ont été causés par des animaux importés. À l’image de la prolifération hors de contrôle des lapins, amenés en Australie au XVIIIe siècle.

Cette fois-ci, Titi n’aura pas fait long feu !

Le pays possède en effet un écosystème fragile et très sensible à l’introduction d’espèces extérieures. Sa biodiversité n’avait pas été confrontée à des créatures en provenance d’autres continents, jusqu’à sa colonisation dans les années 1770.

De leur côté, les chats, présents depuis 200 ans en Australie, tuent 61 millions d’oiseaux chaque année. Parmi ceux-ci, 71 espèces protégées ou en voie d’extinction.

Le gouvernement australien a levé 30 millions de dollars australiens pour gérer le problème, en prévoyant notamment l’abattage de 2 millions de chats errants. Si ces solutions peuvent paraître exagérées, voire cruelles pour certains, elles sont cependant appuyées par l’histoire de la faune du pays.

Le Xénique de Stephens, incapable de s’envoler, aura été rayé de son habitat par quelques chats.

En effet, plusieurs espèces de volatiles australiens ont déjà été décimées par la seule présence des félins. C’est notamment le cas du Xénique de Stephens, petit spécimen originaire de l’île de Stephens. Cet oiseau fut éradiqué en moins de cinquante ans par une portée de chats apportée par un gardien de phare.

Avec environ 12 millions de représentants en France (contre 7,5 millions pour les chiens), les chats sont notre mascotte numéro un. Cependant, la prochaine fois que vous dévisagerez l’un d’eux d’un air attendri, souvenez-vous des effets néfastes et du chaos que sa seule présence peut engendrer. 

 

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Sources : 

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