22 octobre 1797 : premier saut en parachute de l’histoire !

22 octobre 1797 : premier saut en parachute de l'histoire !

Ca a eu lieu le 22 octobre 1797 à Paris (cocorico) ! Il s’agit du tout premier saut en parachute de l’histoire. Il fut effectué par l’aérostier André-Jacques Garnerin. 

Mais « qu’est-ce qu’un aérostier ? » nous demanderez-vous. Eh bien les aérostiers étaient ceux qui conduisaient les aérostats, que l’on appelait plus couramment « ballons » ou « montgolfières ».

Qui était André-Jacques Garnerin ? 

André-Jacques Garnerin est né le 30 janvier 1769 à Paris. Elève du physicien Jacques Charles (inventeur du ballon à gaz), il fut aérostier durant la Révolution Française, à l’occasion de diverses foires. Il s’occupera de l’ascension des montgolfières jusqu’en 1804. Date à laquelle il sera remplacé par Sophie Blanchard (la première femme aéronaute professionnelle).

C’est en 1783 qu’il reprit les expériences de parachutes menées par Louis-Sébastien Lenormand. Expériences que ce dernier avait menées sur… Des animaux (ouaip, le bien-être animal c’était pas trop ça). C’est donc après de nombreuses années de travail acharné que Garnerin va enfin effectuer son coup d’éclat.

Portrait d'André-Jacques Garnerin dessiné par le peintre britannique Edward Hawke Locker
Portrait d’André-Jacques Garnerin dessiné par le peintre britannique Edward Hawke Locker

Le premier saut en parachute de l’histoire 

Le 22 octobre 1797, André-Jacques Garnerin s’élève à une hauteur de 900 mètres en ballon. Puis il s’élance dans ce qui sera le premier saut en parachute sans cadre de l’histoire de l’humanité.

Il atterrira au parc Monceau de Paris, sous les yeux d’une foule admirative. Admirative, mais également médusée. En effet, beaucoup de Parisiens présents (si ce n’est tous) pensaient que Garnerin y laisserait sa vie. Au final, il n’y laissera que sa cheville, puisque son saut lui valut une entorse. Une sinécure quand on vient d’effectuer un acte aussi insensé et révolutionnaire que celui-là…

Après cet exploit 

Le 12 octobre 1799, c’est sa disciple  Jeanne Labrosse qui réitère ce petit prodige, devenant du même coup la première femme à sauter en parachute. Cette élève deviendra d’ailleurs l’épouse d’André-Jacques. Le , Jeanne dépose un brevet au nom de son époux :

« l’appareil dit parachute, destiné à ralentir la chute de la nacelle d’un ballon après l’explosion de celui-ci. Ses organes essentiels sont une calotte d’étoffe supportant la nacelle et un cercle de bois qui se trouve en dessous et à l’extérieur du parachute et servant à le tenir un peu ouvert lors de l’ascension : il doit faciliter son développement au moment de la séparation avec le ballon, en y maintenant une colonne d’air. »

Les 3 et 4 octobre 1803, Garnerin effectuera le premier voyage en montgolfière sur une longue distance. Cela se fera entre Moscou et Polova, soit une distance d’environ 300KM. En 1807, il réitère avec un voyage entre Paris et Clausen. Il finira par se crasher après avoir bravé 7h d’orage (décidément, ce bonhomme n’était pas un craintif).

André-Jacques Garnerin décède finalement le 18 août 1823, durant un trajet en parachute. Cela arriva alors qu’il traversait le chantier ayant donné vie à son nouveau ballon. Il fut tué par une poutre de ce même chantier.

Garnerin, bien que peu connu du grand public, laisse derrière lui un héritage considérable. Ce pionnier de l’aéronautique moderne pouvait-il alors imaginer que quelques siècles plus tard, qu’un homme (Felix Baumgartner) sauterait en parachute depuis la stratosphère…? 

 

A lire également : l’envol de Franz Reicheilt… Ou le plus fameux décollage de la Tour Eiffel ! 

 

Sources : 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*