« Comment je suis devenu super-héros » : un blockbuster de super-héros français réussi [critique]

« Comment je suis devenu un super-héros » blockbuster de super-héros français réussi [critique]

Pour les fans de films de super-héros, 2020 a été une année de deuil et d’ennui. En effet, la crise sanitaire a causé le report de nombreux films super-héroïques prévus pour cette année. Heureusement, il se peut que décembre 2020 nous offre un nouveau blockbuster de super-héros… Français ?! Découvrez ce que la rédaction a pensé de Comment je suis devenu un super-héros, premier long-métrage de Douglas Attal.

Synopsis

Dans un Paris qui se veut réaliste et contemporain, cohabitent des citoyens normaux ainsi que des « surhommes», dotés de capacités exceptionnelles dès la naissance. Pleinement intégrés dans la société, ces derniers sont chefs cuisiniers, font des pubs TV pour des marques ou encore ont leur propre one-man show… D’autres mènent une vie normale, autant que possible dans l’anonymat.

Toutefois, l’apparition d’une mystérieuse substance procurant des super-pouvoirs à ceux qui n’en ont pas provoque une série d’incidents. Le lieutenant Gary Moreau (Pio Marmaï) est alors appelé pour  mener l’enquête.

Comment je suis devenu super-héros : Pio Marmaï

Comment je suis devenu super-héros : un blockbuster made in France

Le film reprend les codes des superproductions américaines, notamment dans son rythme (on passe des rires, à la surprise en passant par la tension ou même aux larmes). Mais on retrouve bien la France, grâce à la personnalité des protagonistes et à l’environnement scénique, notamment Paris. Un Paris qui n’est pas trop romancé (n’en déplaise aux fans de Emily in Paris…) et dans lequel beaucoup de spectateurs pourront se reconnaître.

Globalement, c’est un film chargé d’action et d’émotions qui transporte son audience tout au long de l’enquête. Il ne perd pas en rythme et ne s’embarrasse pas de lourdeurs. Cependant, certaines scènes s’avèrent un peu trop prévisibles. De plus, quelques aspects de l’œuvre manquent encore de profondeur.

Par exemple, l’antagoniste (incarné par Swann Arlaud) est juste méchant et enragé. Sa backstory est d’ailleurs révélée assez précipitamment. Autre exemple : le sujet très intéressant du mal-être des surhommes est simplement effleuré du doigt. Dommage, car cet angle aurait gagné à être abordé de manière moins superficielle.

Le choix de ne pas donner plus de profondeur aux personnages pourrait peut-être s’expliquer par une volonté de rentrer dans les codes du « Blockbuster US » classique, dans lequel l’action et l’émotion prennent beaucoup de place, pour en laisser très peu à la réflexion.

Par ailleurs, bien que le film semble viser le grand public, certaines scènes sont plus violentes que ce que l’on peut trouver dans le MCU et pourront heurter la sensibilité des spectateurs les plus jeunes.

Une production cinq étoiles

Concernant le casting, on apprécie bien sûr la présence de noms connus. On se prend particulièrement d’affection pour le personnage de Benoît Poelvoorde, qui signe ici une très belle prestation dans le rôle de Monte-Carlo, un « super-justicier » à la retraite. Et il faut reconnaître que la présence de jeunes talents apporte au long-métrage une fraîcheur indéniable, bien que ces acteurs jouent des rôles secondaires.

En outre, les effets spéciaux occupent une place très importante dans le film. Et bien qu’ils soient réussis dans l’ensemble, il reste un peu de maladresse dans la réalisation des effets les plus ambitieux.

Enfin, mention spéciale pour la bande-son, qui est dynamique et très entraînante. En effet la musique, brillamment orchestrée, correspond à ce qu’on attendrait dans le cinéma du genre super-héroïque, avec un thème dominant qui reste longtemps en tête après être sorti de la salle. Ainsi, ce sera un plaisir de découvrir la bande-originale du film à sa sortie.

Pour résumer

Les plus :

  • L’adaptation du genre « super-héros » au cinéma français est réussie.
  • Le casting, autant pour les acteurs connus que les acteurs plus jeunes.
  • Le rythme du scénario transporte l’audience dans une enquête chargée d’action et en émotions. Entre intrigue, rires et larmes occasionnelles, on reste scotchés à notre siège !
  • La bande-son très entraînante et qui reste en tête.

Les moins :

  • Certaines scènes sont trop prévisibles.
  • Les effets spéciaux les plus ambitieux sont réalisés de manière encore un peu maladroite.
  • Les personnages et les thèmes abordés parfois traités de manière trop superficielle.

En somme, faire un blockbuster de super-héros à la française était un pari risqué en soi. Mais c’est un pari gagnant pour Douglas Attal, qui réalise avec Comment je suis devenu super-héros un premier long-métrage très réussi. Alors si vous êtes à la recherche d’un divertissement haut de gamme, on ne peut que vous recommander d’aller le découvrir.

Vous pourrez retrouver Comment je suis devenu super-héros en salles à partir du 16 décembre 2020, en admettant que le reconfinement ne soit pas prolongé… Croisons donc les doigts pour que la date de sortie ne soit pas décalée ! 

Comment je suis devenu super-héros – Teaser officiel 

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