« The Flash » est inégal, mais offre un pur moment de cinéma ! [Critique]

Voilà un film qui fut bien lent à arriver dans nos salles obscures ! Après une longue gestation, de multiples reports et des controverses autour de son acteur principal, The Flash sort enfin ce 14 juin au cinéma. Un film qui, malgré de nombreux cafouillages, parvient à nous offrir un pur spectacle super-héroïque comme on aime en découvrir. 

Synopsis : Lorsque Barry Allen, alias The Flash, se sert de ses super-pouvoirs pour remonter le temps et modifier son passé, plusieurs réalités s’entrechoquent…

De l’action jouissive et bien pensée 

The Flash démarre sur les chapeaux de roues en laissant immédiatement exploser tout son potentiel. Dès l’intro, le ton est donné : nous aurons droit à des scènes d’action percutantes, rapides et nerveuses, toujours parfaitement lisibles. Il n’était pourtant pas assuré que le réalisateur Andrés (Andy) Muschietti s’en tire aussi bien. En effet, malgré le talent indéniable du réalisateur de Ça, il s’agit de la première fois que celui-ci se retrouvait confronté à un challenge pareil.

Un défi relevé avec brio, puisque ce dernier nous offre des moments jouissifs, où l’action, l’humour et la nervosité se mélangent à merveille. Cela vaut pour les scènes concernant Flash, mais également pour Batman et Supergirl, dont le potentiel d’action est exploité avec brio par Muschietti. The Flash s’impose donc comme un divertissement d’action extrêmement solide. Si certains effets spéciaux viennent parfois gâcher le plaisir de l’action, la direction artistique vient rattraper ce petit cafouillage.

Un humour aléatoire (et parfois très lourd) 

Bon, on ne va pas se mentir, le film souffre d’un sacré ventre mou dans son deuxième acte. La faute à une gestion plus qu’aléatoire de l’humour, venant gâcher le rythme au passage.

En soi, l’idée d’avoir affaire à deux Barry Allen était assez bonne sur le papier. Confronter un Flash débutant et immature à un plus expérimenté et désabusé était en effet un parti-pris très intéressant. Malheureusement, même si l’alchimie entre ces deux personnages marche très bien, les blagues douteuses à répétition viennent rendre cela passablement immature par moments. Mention spéciale aux (trop) nombreuses « blagues de bite » ou sur la sexualité inexistante de Barry, qui deviennent rapidement lourdingues… Ce n’était ni utile, ni drôle, ni suffisamment travaillé pour être subversif. Certaines blagues sont quant à elles bien pensées, mais martelées ad nauseam, jusqu’à devenir également pénibles (on pense notamment à la blague sur Eric Stoltz et Retour vers le Futur).

Certes, cela ne vient pas gâcher la totalité du film… Mais clairement, ce temps d’écran aurait pu être mieux utilisé pour développer d’autres intrigues ou mieux gérer le rythme. Car oui, cette gestion hasardeuse de l’humour induit une gestion hasardeuse du rythme. Un point regrettable quand le film avait aussi bien démarré.

Emouvant et pertinent 

The Flash rattrape ses errances par des thématiques fortes et des moments d’anthologie. Le thème principal est évidemment celui du deuil et s’avère traité avec soin. Certes, rien de révolutionnaire et les amateurs du genre verront les retournements de situation venir. Mais on ne peut pas nier que le film est efficace, aussi bien dans sa mise en scène que dans l’acting impeccable de ses interprètes.

On notera également une gestion du multivers bien mieux pensée que dans Spiderman : No Way Home, qui fonctionnait sur un concept similaire, mais sans la véritable réflexion thématique derrière. Qui dit multivers dit évidemment : caméos ! Nous ne vous en dirons pas plus dans cet article pour ne rien spoiler… Mais si vous souhaitiez des caméos, vous allez être servis !

The Flash : Reboot or not reboot ?

Bon, on ne peut pas passer outre ce sujet… En effet, l’univers cinématographique DC Comics est actuellement en pleine refonte, sous l’égide de James Gunn (Les Gardiens de la Galaxie). Mais quelle sera la place de Flash dans tout ça ? Difficile à dire. D’un côté, le film s’impose comme un semi-reboot du DCEU. D’un autre, il reste accroché à une partie de ses personnages. Et ça, c’est seulement si on prend en compte les aspects artistiques. Puisqu’il faut rappeler qu’Ezra Miller est une épine dans le pied de Warner Bros, du fait de ses déboires judiciaires. Autant dire que l’avenir de DC au cinéma est toujours aussi opaque après avoir découvert ce film.

The Flash s’impose donc comme un film de super-héros inégal, mais diablement efficace. Une œuvre puissante aussi bien visuellement que thématiquement, portée par des comédien.ne.s qui donnent leur maximum. Le tout avec des caméos qui ne manqueront pas de faire hurler les salles de cinéma du monde entier. Reste à savoir ce qu’il signifiera pour l’avenir de DC dans nos salles obscures. 

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