« Miss » de Ruben Alves : un film qui prône l’acceptation de soi [critique]

"Miss" de Ruben Alves : un film qui prône l'acceptation de soi [critique]

Peu de temps avant le reconfinement, nous sommes allés voir pour vous le film de Ruben Alves : Miss. Une histoire émouvante, doublée d’un casting qui colle bien et surtout d’un message qu’il fait bon d’entendre. On vous dit tout ! 

Un scénario qui fonctionne

On suit l’histoire d’Alex, un jeune garçon qui a en lui une part de féminité et a toujours rêvé d’être Miss France. Il veut devenir « quelqu’un ». Bien que le début du concours arrive vite dans l’intrigue, on est aisément pris dans l’histoire. On s’attache très vite à Alex et à son parcours personnel peu évident.

Le film suit donc l’organisation d’un concours Miss France mais en cassant les codes, ce qui est assez intéressant. Même si certains clichés sont présents, ils sont assez bien démontés par Ruben Alves tant ils sont tournés en dérision. On pense notamment aux critères physiques des Miss selon la région représentée, de compétition, de superficialité, etc.

Réunir deux univers que tout oppose

Le film nous transporte dans deux univers bien distincts : le monde de la gloire et des paillettes d’une Miss, en contradiction totale avec le monde d’origine d’Alex. En effet, il vit entourée de marginaux, tous plus attachants les uns que les autres mais qui ne correspondent pas « aux codes » d’une miss.

C’est là que la réalisation devient intéressante. Ruben Alves s’est vraiment amusé avec les lumières et les couleurs, pour passer d’un monde à l’autre : sombre mais coloré pour le milieu d’origine d’Alex, lumineux mais sans chaleur pour le côté miss.

Un choix d’acteurs réussi

Au niveau de la distribution, Alexandre Wetter (Alex) est impressionnant dans son rôle. Il jongle parfaitement entre le masculin et le féminin, effaçant ainsi la frontière pourtant si marquée dans notre société.

Le film Miss se dévoile dans une poignante bande-annonce

Il y a aussi plusieurs acteurs que nous connaissons déjà bien, comme Isabelle Nanty qui joue le rôle d’une mère de substitution opposée au concours, ou encore Stéfi Selma (Dix pour cent) que l’on retrouve du côté des miss.

L’acteur qui nous a le plus impressionnés, avec Alexandre, est sans doute Thibault de Montalembert (de la série Dix pour cent également) qui joue un rôle à l’opposé de ceux dans lesquels on a pris l’habitude de le voir. Cela peut s’avérer déconcertant au départ, mais on se rend alors vite compte du talent de l’acteur et du caractère touchant de son personnage.

En bref : que vaut Miss ?

Dans son ensemble, le film est décalé mais extrêmement bienveillant.

Pour ce qui est du concours Miss France, les codes sont chamboulés et ça fait du bien ! Même si on se rend compte de la dureté du système pyramidal de l’institution.

L’histoire en elle-même est une vraie claque, une incitation à l’acceptation de soi et des autres. Chaque personnage a une valeur ajoutée, un message à faire passer. En sortant de la salle, on pense à ce petit rêve qu’on avait au coin de la tête et on se dit : « et pourquoi pas moi » ?

Dès que les cinémas réouvriront, nous vous invitons donc à découvrir Miss. Que ce soit seul, en famille ou entre amis. Celui-ci peut-être l’occasion d’ouvrir de jolis débats et de s’ouvrir un peu plus à la société qui nous entoure. 

Nous terminerons avec une jolie citation prise dans le film :

« Ne laisse jamais personne déterminer ta valeur, parce que le temps passe vite. » 

Miss : bande-annonce 

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