Jean-Luc Godard : Retour sur des court-métrages qui méritent toute notre attention !

Netflix vient d’ajouter à son catalogue quatre films de Jean-Luc Godard. Si beaucoup de ses œuvres sont désormais des classiques du cinéma, la plupart de ses courts-métrages sont assez méconnus. Certains d’entre eux méritent cependant toute notre attention, puisqu’ils ont construit la légende autour de Godard, lui imprégnant un style entre la fiction et l’expérimental. 

Avec plus d’une centaine de projets cinématographiques à son actif, Jean-Luc Godard a marqué l’histoire du cinéma. Depuis Le Livre d’image, son dernier long-métrage sorti en 2018, le réalisateur se fait plus discret. Il interroge toujours le cinéma et ses possibilités tout en expérimentant, rendant ses œuvres uniques. Retour sur cinq de ses courts-métrages qui méritent que l’on s’y attarde.

Une Femme coquette (1955) :

Second court-métrage de Godard. Tiré d’une nouvelle de Guy de Maupassant, Le Signe, le film a failli complètement disparaître sans son apparition sur Youtube en 2017. L’oeuvre est entièrement constituée d’une voix-off. Notons que Jean-Luc Godard s’est crédité sous son nom de critique cinéma : Hans Lucas.

Charlotte et son Jules (1958) :

Mettant en scène Jean-Paul Belmondo et Anne Collette dans une chambre, il raconte l’histoire d’un couple entièrement en monologue. En effet, le réalisateur a lui-même post-synchronisé sa voix, remplaçant celle de Belmondo. Un court-métrage qui semble être les prémices de A bout de souffle. 

Caméra-Oeil (1967) :

Godard est aussi un cinéaste engagé politiquement. Avec Caméra-Oeil, court-métrage segment du film Loin du Vietnam de Chris Marker, le cinéaste signe un film-manifeste contre la guerre du Vietnam. Il permet ainsi une prise de conscience de l’opinion française quant à ce terrible conflit.

Je vous salue, Sarajevo (1993) :

Le court-métrage de Godard qui ne peut pas laisser indifférent… Je vous salue, Sarajevo est constitué en grande partie d’une photographie de Ron Haviv, qui se dévoile au bout des deux minutes de film. Prise à Sarajevo pendant le siège de la capitale par l’armée serbe, Godard parle de guerre, d’art et de vie.

La voix-off de Godard s’ouvre sur un texte de Georges Bernanos et se termine par une citation de Louis Aragon. La musique est Silouans Song d’Arvo Part. Un grand moment de poésie, d’humanité et de révolte…

Vent d’ouest (2018) : 

Court-métrage surprise, il est un mélange d’images représentant Notre-Dame-des-Landes, sur lesquels on peut voir l’évacuation des occupants de la Zad. Pour rappel, Zad signifie « Zone à défendre » et avait pour but d’empêcher le projet de création d’un aéroport.

Que l’on aime ou non le cinéma de Jean-Luc Godard, il reste à découvrir. Et si vous n’avez pas encore découvert Le Mépris ou Alphaville, ils sont désormais sur Netflix.

 

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