Découvrez les surprenantes Sept Merveilles du monde antique !

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Oubliez la Grande Muraille de Chine ou le Colisée de Rome pour entrer dans l’univers des Sept Merveilles du monde antique

Le monde antique avait aussi ses Sept Merveilles

Si, aujourd’hui, nous avons établi une liste des Sept Merveilles du monde moderne, le monde antique avait aussi les siennes ! Les listes ont été nombreuses, mais on retient principalement celles que nous vous présentons aujourd’hui. Ces merveilles ont été découvertes grâce aux sources archéologiques et aux écrits antiques (Pausanias, Strabon, Cicéron, …). Autour de la Méditerranée, les édifices se sont élevés majestueusement avant de s’éteindre dans les ruines de l’histoire. Il ne nous reste aujourd’hui de cet héritage que la grande pyramide de Khéops

La pyramide de Khéops, en Égypte

Ce célèbre monument est un incontournable du tourisme en Égypte ! Vers 2551 avant notre ère, le pharaon Khéops ordonne le début des travaux pour la construction d’un grand tombeau situé dans la nécropole de Gizeh, près de l’actuelle ville du Caire…

Ses dimensions sont impressionnantes ! Le sommet culmine à 146,59 mètres, tandis que ses côtés font environ 230,33 mètres de long chacun. Les estimations avancent qu’il aurait fallu plus de 2 millions de blocs de calcaire pour construire la pyramide. Une première couche de pierres, celle que l’on voit aujourd’hui, était recouverte par des pierres calcaires polies reflétant le soleil. Mais au fil des siècles, ces pierres de surface ont été volées…

Le tombeau est l’œuvre de l’architecte Hémiounou. Les quatre faces de la pyramide ont la particularité de ne pas être planes, mais creusées au centre. C’est le phénomène d’apothème. De nombreux visiteurs viennent voir aujourd’hui la dernière merveille du monde antique…

Le creusement des faces de la pyramide de Khéops, Franck Monnier - Cultea
Le creusement des faces de la pyramide de Khéops, Franck Monnier.

Les jardins suspendus de Babylone, en Mésopotamie (Irak actuel) : le mystère des Sept Merveilles

Il y aurait mille choses à dire sur les jardins suspendus de Babylone. Autrefois situé dans ce qui correspond à l’actuel centre de l’Irak, cet édifice reste aujourd’hui bien mystérieux en raison de sources historiques maigres, et pas toujours cohérentes. Certains auteurs gréco-romains (Strabon, Diodore de Sicile) nous rapportent, en s’appuyant sur des écrits antérieurs disparus, que ces jardins ont été construits à la demande du souverain Nabuchodonosor II (~600 av. J.-C.). Ce dernier souhaitait ainsi offrir à son épouse un espace naturel pour lui rappeler sa terre natale.

Les jardins suspendus de Babylone, l'une des Sept Merveilles du monde antique - Cultea

La reine est originaire du nord-ouest de l’actuel Iran, une région montagneuse encore particulièrement boisée. Elle est en totale opposition avec les paysages plats et le climat aride de Babylone. En s’appuyant sur ces intentions, on peut donc imaginer un ouvrage assez vertical et présentant de nombreuses plantations. Si on ajoute à cela les diverses (et relativement disparates) descriptions offertes par les auteurs antiques, on obtient le vague portrait d’un édifice unique en son genre.

Toutes les sources se rejoignent pour décrire une structure carrée de 120 m de côté, avec une omniprésence de murs de briques (en pierres pour certains, mais c’est peu probable) pour entourer et soutenir l’édifice vertical. Strabon ajoute la présence d’arcades voûtées qui lient les piliers entre eux, afin de soutenir l’impressionnant poids que représentent les arbres et la terre dans laquelle ils s’épanouissent. Vus de profil, les jardins semblent présenter une forme d’escalier, car les plantations sont en « terrasses ». Enfin, l’un des points les plus intéressants de l’édifice concerne l’acheminement de l’eau. Strabon décrit l’utilisation d’une vis d’Archimède, manipulée mécaniquement par des humains afin d’élever l’eau avant que celle-ci n’irrigue les jardins via des canaux. À noter que les sources semblent converger pour dire que l’eau proviendrait de l’Euphrate

La statue chryséléphantine de Zeus à Olympie, en Élide (Grèce)

La célèbre statue du roi des dieux est l’œuvre du sculpteur athénien Phidias, réalisée vers 436 avant notre ère. Les sources écrites du géographe Pausanias rapportent une description précise de l’immense statue. Zeus aurait été assis sur son trône couvert de pierres réelles et peintes, couronné d’un rameau d’olivier et tenant dans sa main une statuette de Niké (personnification de la victoire). Dans l’autre main, Zeus tiendrait un sceptre avec un aigle sur le dessus. Son manteau serait recouvert d’animaux et de fleurs.

Pour réaliser la statue, la technique chryséléphantine aurait été utilisée. C’est-à-dire qu’on formait une armature en bois que l’on couvrait de plaques d’or et d’ivoire. Aucune réplique ne nous est parvenue, seules quelques pièces de monnaie nous montrent aujourd’hui l’œuvre de Phidias… Ce qui la rend d’autant plus mystérieuse parmi les Sept Merveilles !

La statue chryséléphantine de Zeus à Olympie, une des Sept Merveilles du monde antique - Cultea
Gravure tirée de Le Jupiter olympien ou l’art de la sculpture antique par Quatremère de Quincy (1815).

Le temple d’Artémis à Éphèse (Turquie actuelle)

Au VIe siècle avant notre ère, l’un des plus grands temples du monde antique est dédié à Artémis, déesse grecque de la chasse et de la nature. Vers 560, le roi Crésus de Lydie finance la construction d’un temple à partir de l’emplacement d’un sanctuaire plus ancien. Ce sont Théodore de Samos, Chersiphron et Métagénès qui se chargent de sa réalisation. Comme la plupart des Merveilles du monde, ses dimensions sont colossales. Les sources rapportent un édifice de 137,74 m de long et 71,74 m de large. Sa décoration était incroyablement riche et somptueuse.

En 356 avant notre ère cependant, d’après Cicéron, Érostrate incendie le temple afin de se rendre célèbre… Et il réussit ! On reconstruit alors un autre bâtiment vers le milieu du IVe siècle avant notre ère. Les Goths détruisent de nouveau le temple en 263… On peut aujourd’hui observer ses ruines au sud-ouest de la ville actuelle de Selçuk, en Turquie.

Le temple d'Artémis à Ephèse - Cultea
Le temple d’Artémis à Ephèse.

La tombe du roi Mausole à Halicarnasse, en Carie (Turquie actuelle)

Ce monument funéraire est dédié au satrape perse achéménide de Carie, appelé Mausole, et mort en 353 av. J.-C. Sa sœur, Artémise II, aurait entrepris la construction du tombeau, conçu par Satyros de Priène et Pythéos de Priène. De nombreux artistes de l’époque se mobilisent afin de donner au monument un décor somptueux, ce qui l’élève dans la liste de nos Sept Merveilles. On achève la tombe en 350 avant notre ère.

Le monument funéraire disparaît définitivement durant le XVe siècle, abandonné et laissé en ruine. On réutilise ses pierres pour construire le château Saint-Pierre… Il nous reste aujourd’hui quelques traces de ce mausolée, comme la statue du roi Mausole ou un des chevaux, rapportés en 1855 par Charles Newton.

Le Mausolée Halicarnasse se classe parmi les Sept Merveilles du monde antique - Cultea

Le colosse de Rhodes (Grèce)

Vers 292 avant notre ère, Charès de Lindos construit une grande statue d’Hélios, le dieu Soleil tutélaire de la ville de Rhodes. Il souhaite ainsi célébrer le souvenir de la résistance victorieuse du siège de Rhodes contre Démétrios Ier Poliorcète (-305 à -304). Haut d’environ 30 m, façonné de bronze et de bois, le colosse de Rhodes aurait surplombé l’entrée du port de la ville de sa majesté. Les hypothèses ont cependant tendance à démentir son emplacement.

Quoi qu’il en soit, un tremblement de terre renversa Rhodes, vers 227 avant notre ère, brisant les genoux du colosse qui s’effondra en morceaux sur le sol… On ne retrouve aucune trace de la statue aujourd’hui. Il nous rappelle cependant le Titan de Braavos, posté à l’entrée portuaire de la ville de Braavos, dans Game of Thrones.

Le colosse de Rhodes, une des Sept Merveilles du monde antique - Cultea

Le phare d’Alexandrie (Égypte) : dernière des Sept Merveilles de notre liste

Le phare d’Alexandrie a été un guide pour les marins pendant près de 17 siècles. Ce simple constat donne déjà le tournis. Et pourtant, ce n’est qu’un des éléments de son palmarès !

Situé sur la presqu’île de Pharos, dans la baie d’Alexandrie, les travaux de sa construction ont duré une quinzaine d’années, au tout début du IIIe siècle avant notre ère. Bien que commencés sous le règne de Ptolémée Ier, ils ne sont achevés que sous le règne de son fils, Ptolémée II. Le phare devient alors un nouveau signe de la puissance d’Alexandrie. Appeler une ville à son nom témoigne déjà d’une volonté de propagande. Cependant, la démesure des bâtiments composant la ville suffit à montrer la puissance de la dynastie Ptolémée. Le phare aura ainsi volé la vedette à la célèbre grande bibliothèque et au tombeau d’Alexandre, et pour cause !

Description du phare

On estime aujourd’hui que le phare mesurait pas moins de 135 m de haut (tour Eiffel : 300 m / statue de la Liberté : 93 m), pour une base carrée de 30 m de côté. La structure avait une forme progressive en plusieurs parties, exactement comme une pièce montée. Surmontée d’une statue, on ne saura jamais vraiment qui était représenté, mais il semblerait qu’il s’agissait de Poséidon ou Zeus. Les historiens estiment que Zeus était en place jusqu’à l’arrivée des Romains en 47 avant notre ère. Ils l’auraient alors remplacé par Poséidon. Étonnamment, c’est une statue d’Hadès qui y figure dans le jeu vidéo Assassin’s Creed Origins, se passant pourtant à cette même période.

Le phare d'Alexandrie, représenté dans le jeu Assassin's Creed Origins - Cultea
Le phare d’Alexandrie, représenté dans le jeu Assassin’s Creed Origins.

Malheureusement, cet incroyable ouvrage d’art a disparu à petit feu entre le IVe et le XIVe siècles, victime de l’activité sismique dans la région. On réutilisera néanmoins sa plateforme au XVe siècle avec le sultanat mamelouk d’Égypte, afin d’y bâtir une forteresse, encore visible aujourd’hui. Le phare aura marqué l’histoire, puisque son nom, hérité du nom de l’île sur laquelle il a été construit, définit aujourd’hui encore tous les « phares » du monde.

Si nous avons perdu la plupart des Sept Merveilles du monde antique, la littérature, le cinéma, les jeux vidéo, etc. puisent encore profondément dans ces mythiques bâtiments qui alimentent notre imaginaire…

 

Sources :

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Maurane Charles

Étudiante chercheuse en Histoire Contemporaine - Passionnée de littérature, de musique, de cinéma.
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