Quelle est donc l’histoire de nos viennoiseries préférées ?

Quelle est donc l'histoire de nos viennoiseries préférées ?

La France est connue pour son amour de la nourriture. Les viennoiseries qui font notre bonheur quotidien lui donnent même un rayonnement international. Elles sont l’emblème du petit-déjeuner à la française, comme le souligne la série Netflix Emily in Paris. Mais vous êtes-vous déjà demandé d’où viennent ces mets délicieux ? Et comment ils sont devenus des incontournables de la culture française ?

Les origines du croissant

Le croissant trouverait ses origines en Autriche après le siège de Vienne en 1683. Trois cent mille soldats ottomans s’apprêtaient à attaquer Vienne tôt le matin, en creusant des souterrains sous les murs de la ville. Tout le monde dort… Tout le monde sauf un boulanger, levé de très bonne heure pour allumer les fournils. Il put ainsi donner, l’alerte ce qui permit de repousser l’assaut. Pour célébrer cette victoire, il confectionna une petite pâtisserie en forme de croissant, l’emblème des Ottomans.

Le croissant et les viennoiseries se popularisent en France

Le croissant arrive en France en 1770 avec Marie-Antoinette d’Autriche, l’épouse de Louis XVI. Elle introduit le croissant et quelques autres spécialités viennoises à la cour de France, mais sans grand succès. Cependant, le croissant va finir par s’imposer à la fin des années 1830 avec l’ouverture de la « Boulangerie viennoise ».

viennoiseries croissant

Tenue par deux Autrichiens, Auguste Zang et Ernest Schwarzer, elle se trouve au 92 rue Richelieu à Paris. Ils font des croissants et d’autres spécialités, que l’on a alors baptisé « les viennoiseries ». L’épouse de Napoléon III, Eugénie de Montijo, relance même la mode du croissant à la Cour du Second Empire. Il commence à se démocratiser à partir de la Première Guerre Mondiale, bien qu’il reste longtemps un met réservé aux plus riches. Les moins aisés n’en consomment qu’à certaines occasions, comme pendant les fêtes d’anniversaires.

Viennoiseries : L’invention du pain au chocolat

On doit beaucoup à la « Boulangerie viennoise » rue Richelieu : non seulement le croissant mais également le pain au chocolat. En effet, en 1830, Auguste Zang expose dans sa vitrine le « Schokoladencroissant », soit littéralement le « croissant au chocolat ».

Il va par la suite devenir ensuite le pain au chocolat (ou la chocolatine). En effet, même s’il est aujourd’hui une viennoiserie française à part entière, il n’est à l’origine qu’une simple déclinaison du croissant.

Les origines du débat pain au chocolat/chocolatine

Le terme « chocolatine » viendrait du raccourci que l’on employait à l’époque : « Schockoladen ». Les Français auraient progressivement transformé ce mot allemand, qui serait devenu « chocolatine ».

Certaines régions auraient donc conservé ce terme par habitude. Mais s’il s’agissait d’un croissant au départ, alors pourquoi utilise-t-on le mot « pain » ? Le terme « pain au chocolat » vient du goûter des enfants.

Pain au chocolat chocolatine

En effet, la viennoiserie a remplacé le goûter qui se composait alors d’un morceau de pain avec une barre de chocolat à l’intérieur. Le pain a été remplacé par un pâte feuilletée et le produit fini baptisé « Schokoladencroissant ». Cependant, même si les enfants ont adopté la viennoiserie, ils ont continué d’utiliser la même appellation. Ainsi, malgré le débat qui déchire la France, il faut reconnaître que les deux noms sont légitimes.

Ainsi sont nées et devenues populaires ces deux viennoiseries emblématiques. Si les origines étrangères du croissant et du pain au chocolat vous ont surpris, laissez-vous tenter par d’autres anecdotes historiques croustillantes sur la nourriture.

 

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