5 œuvres d’art qui ont fait scandale !

5 œuvres d'art qui ont fait scandale !

Qui a dit que l’Histoire de l’Art n’était pas le fait de grandes polémiques ? Du scandaleux au sexuel ostentatoire en passant par le blasphème, certaines créations ont suscité des réactions pour le moins négatives. Et pour mettre en lumière notre propos chez Cultea, nous vous avons scrupuleusement sélectionné 5 œuvres d’art qui ont fait scandale. En espérant ne pas heurter votre sensibilité…

1/ L’Origine du monde, Gustave Courbet, (1866).

Nous n’allons pas dire le contraire, la raison de ce scandale artistique est plutôt évidente. Cette toile met l’accent, en un plan serré, sur des jambes écartées, un sexe féminin et, un peu plus haut, un mamelon. La position du modèle se veut lascive. Elle s’offre au spectateur sans vergogne ni honte, de façon totalement décomplexée.

Il va sans dire qu’à l’époque, cette représentation en a dérangé plus d’un. Aujourd’hui, même si notre siècle est contemporain d’une nette évolution des mentalités, ce tableau est encore le fait de tabous dans certains musées. La représentation du sexe féminin dans l’art serait-elle toujours aussi problématique ?

Œuvre d'art : L'Origine du monde, Gustave Courbet.
L’Origine du monde, Gustave Courbet.

2/ La Fontaine, Marcel Duchamp, (1917).

Vous la connaissez tous, cette fameuse fontaine, étrangement analogue à un urinoir en porcelaine. A une époque fortement empreinte du Dadaïsme, Marcel Duchamp se fait l’inventeur du « ready made », autrement dit, l’objet tout fait. En plus d’être un objet du quotidien, il s’agit là d’un urinoir, objet purement trivial. De quoi scandaliser les intellectuels et férus de la culture d’antan.

L’artiste questionne la limite poreuse entre œuvre d’art et objet, remettant ainsi en cause les notions de bon et de mauvais goût. Mettant à mal les critères esthétiques de l’époque, son entreprise était d’insister sur le regard. C’est bien le regard que l’on porte sur un objet qui en fait, ou non, une œuvre à part entière… Il n’en reste pas moins que cette fontaine a suscité bien des interrogations quant au concept d’art, ouvrant par là même la porte à l’art contemporain.

Œuvre d'art : La Fontaine, Marcel Duchamp.
La Fontaine, Marcel Duchamp.

3/ Thérèse rêvant, Balthus, (1938).

C’est en 2017 à New-York que l’œuvre est exposée. L’on y découvre une jeune fille, assise sur une chaise dans une position curieuse. Sa jupe relevée laisse paraître sa culotte. Cet élément a été le terreau fertile d’une énorme polémique. En effet, l’artiste fut accablé de pédophilie et une pétition de plus de 10 000 personnes est signée afin de décrocher la toile. L’auteur a toujours nié ces accusations et cette dimension érotique attribuée à son tableau. Pour lui, il s’agit simplement d’une transposition des pensées du spectateur, attachant une dimension sexuelle à son œuvre. Constantin Brancusi disait à cet effet : « Les choses de l’art sont les miroirs dans lesquels chacun voit ce qui lui ressemble ». Intéressant…

Thérèse rêvant, Balthus.

4/ Man in Polyester Suit, Robert Mapplethorpe, (1980).

La délicate photographie d’un homme élégant, paré d’un magnifique costume trois-pièces. Tout semblait incarner la grâce dans ce cliché. Seulement voilà, nous ne sommes pas ici pour nous délecter de la poésie artistique décelable dans de nombreuses œuvres, non. Nous sommes ici pour évoquer le scandale, l’opprobre, le transgressif. Revenons donc à ce costume. En laissant votre regard glisser, vous pourrez voir sans problème aucun, un sexe masculin, respirer au grand air.

De corps sublimé, cette œuvre se transmue en corps érotisé. D’aucuns affirment qu’il s’agirait de l’amant du photographe, Milton Moore. Qualifiée d’ « art dégénéré », cette photographie fut pointée du doigt pour son caractère obscène. La réponse de l’artiste est la suivante : vouloir représenter de façon esthétique ce qui n’avait jamais été représenté de la sorte avant. Il déclare : « Je le fais avec les portraits. Je le fais avec les bites. Je le fais avec les fleurs. » A méditer.

Man in polyester suit, Mappelthorpe.

5/ Carré blanc sur fond blanc, Kasimir Malevitch, (1918).

Nous avons vu plusieurs exemples d’œuvres d’art qui dérangeaient par ce qu’elles représentaient de grossier ou de malvenu. Ici, nous vous proposons une œuvre qui, au contraire, ne représente… Rien. Du moins, à priori. Travailler le rien, annihiler toute forme artistique, voilà ce que Malevitch se proposait de faire. Cette toile fut le fait de nombreuses critiques. Cette œuvre a été exposée en Russie, en 1918. L’artiste fut emprisonné par le pouvoir soviétique.

Carré blanc sur fond blanc, Malevitch.

Comme nous vous l’avions dit, de nombreuses œuvres d’art ont fait scandale au fil du temps. Mais n’est-ce pas, finalement, le rôle de l’art de transmettre des émotions au spectateur ? Certes, des émotions peu souhaitables telles que le choc, le rejet, l’abjection ou encore le dégoût. Il n’en reste pas moins que le plus important est de ressentir, toujours. Ressentir, pour pouvoir ensuite réfléchir, remettre en question ses croyances, réinterroger le cadre que l’on pensait pourtant immuable.

 

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