Cinq coups Marketing « Made in Hollywood » qui se sont plantés en beauté !

Comme beaucoup le savent, les Américains sont reconnus comme les rois des coups marketing extravagants. Parfois, ce type d’actions se révèle remarquablement payant. Mais à contrario, il leur arrive aussi de se planter en beauté. Notamment pour leurs films ! Aussi, nous rendons aujourd’hui hommage à cinq coups publicitaires qui n’ont pas obtenu les résultats espérés.

Une pin-up géante s’empare d’Hollywood

Nul doute que durant quelques jours, la lettre D du fameux panneau est devenu beaucoup plus intéressante.

En 1992, le film Cool World déboula sur nos écrans, véritable ovni cinématographique mêlant animation et prises de vue réelles. L’œuvre sera un échec commercial. Paramount avait pourtant fait la promotion du film en juillet de la même année, d’une façon assez particulière.

En effet, dans l’espoir d’attirer les foules en salles, les studios firent ériger une silhouette en acier sur la dernière lettre du cultissime panneau Hollywood. La sculpture représentait ironiquement le personnage de Holli Would, la gogo danseuse star de Cool World interprétée par Kim Basinger.

Cependant, à peine l’installation fut elle achevée qu’une nuée de critiques à son encontre émergea. Certains clamèrent que la dégradation de ce monument historique californien était inadmissible, tandis que d’autres préférèrent critiquer la pose et la tenue assez suggestives de la sculpture.

Cette dernière nécessitera d’ailleurs d’être surveillée 24h/24 par deux vigiles, jusqu’à sa désinstallation quelques jours plus tard.

McDonald’s censure Batman de ses Happy Meals

La gamme de jouets Batman : Le Défi, apparemment trop intense pour nos enfants.

En 1992, le chevalier noir de Gotham rempilait au cinéma dans Batman : Le Défi. Réalisé par Tim Burton, celui-ci s’attira la rage et les critiques de beaucoup de parents. Ceux-ci reprochèrent en effet au film son ton obscur, sa violence ainsi que ses multiples moments salaces.

L’indignation fut telle que McDonald’s, soucieux de son image, décida d’annuler la distribution d’une gamme de jouets dédiée au film dans ses Happy Meals. Cette décision vint s’ajouter à un véritable backlash qu’endura Batman : Le Défi, poussant les producteurs de la franchise à écarter Tim Burton des films suivants.

Les Animaniacs recalés à vitesse grand V

Le pauvre Yakko n’aura pas profité de la vue bien longtemps !

Véritable série culte des années 1990 récemment relancée, Les Animaniacs ont eu à leurs débuts droit à un coup de pub spécial. En effet, à l’occasion du lancement de la franchise en 1993, un ballon gigantesque fut érigé sur le célèbre château d’eau des studios Warner Bros. La baudruche en question dépeignait l’un des protagonistes de la série, l’excentrique Yakko.

Cette idée, de prime abord ingénieuse, se heurta cependant à un hic. Personne n’avait pris la peine d’en informer Bob Daly, directeur du studio. Il se retrouva donc du jour au lendemain face au ballon. N’ayant qu’une culture limitée sur la série qu’il promouvait, il pensa avoir affaire à une réplique difforme ou au rabais de Mickey Mouse. L’homme, alors en concurrence directe avec la compagnie aux grandes oreilles, ordonna le décrochage immédiat de l’outil promotionnel. Ce dernier aura trôné au sommet du studio moins de 12 heures.

Last action Hero : un décollage plus que raté

La première publicité cinématographique spatiale aura surtout marqué les esprits pour son échec total.

Dans la catégorie des plus grandes déceptions financières des années 1990, Last action Hero (1993) ressort comme une évidence. Le blockbuster, mettant en vedette Arnold Schwarzenegger, prévoyait d’être un immense carton pour Columbia Pictures. Le studio avait d’ailleurs mis les bouchées doubles dans le marketing du film, choisissant même d’en faire le porte-étendard de son genre dans la publicité spatiale !

En effet, Columbia n’hésita pas à dépenser 500 000 dollars pour que le nom du film et de Schwarzenegger soient peints sur le fuselage de la fusée Conestoga 1620. Conçue par un consortium privé ainsi que la NASA, sa date de lancement était proche de celle du long-métrage. Malheureusement, non seulement le film fit un bide, mais des retards décalèrent le décollage de la fusée à plus de deux ans de la sortie de Last Action Hero. Enfin, l’engin en question finira par exploser en plein vol, 45 secondes après avoir quitté le sol.

Marketing trop explosif pour Mission impossible 3

Comme beaucoup le savent, les attentats du 11 septembre 2001 ont généré un vent de panique du terrorisme aux Etats-Unis. Mission Impossible 3 fut l’une des victimes de cette paranoïa ambiante des années 2000. En effet, le film d’action employa, à sa sortie en 2006, un gimmick promotionnel assez particulier.

Celui-ci consistait à placer divers mégaphones dans des dizaines de distributeurs de journaux de Los Angeles. Ces derniers, grâce à un système automatique, diffusaient un bref aperçu du thème musical culte de la franchise Mission Impossible.

Malheureusement, face au son stressant diffusé et de l’aspect du mécanisme, beaucoup de passants crurent avoir affaire à un mécanisme explosif. De ce fait, de nombreux cas d’affolement public eurent lieu, et les autorités furent appelées à de nombreuses reprises. Il est également à noter que l’un des distributeurs de journaux sera directement explosé par une brigade anti-bombe.

Si vous travaillez dans le monde de la publicité ou du marketing, on espère que ces exemples vous auront averti des conséquences qu’une stratégie bancale peut provoquer !

 

À lire également : Six scènes et concepts abandonnés dans la saga Alien !

À lire également : Trois traditions mortuaires peu communes et oubliées

 

Sources :

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*