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Quand Marie-Antoinette inventa un métier : les « coureurs de vin »

Quand Marie-Antoinette inventa un métier, les coureurs de vin

Au cours de l’histoire, de nombreux métiers ont existé puis disparu. Mais saviez-vous qu’une reine inventa une profession ? Au XVIIIème siècle, Marie-Antoinette créa un brevet pour l’invention d’un nouveau métier, les « coureurs de vin ». Que faisaient-ils exactement ? Et pourquoi la reine a-t-elle eu besoin de cette nouvelle profession ? Chez Cultea, on répond aujourd’hui à ces questions. 

D’innombrables services domestiques…

La royauté et la cour pouvaient être « un peu excessives » à leur époque. On se rappelle notamment du mariage de Louis XVI et Marie-Antoinette qui avait fait pas moins de 132 morts. Les rois et reines n’hésitaient ainsi pas à s’entourer de nombreux serviteurs aux rôles très divers, surprenants, voire pittoresques.

Par exemple, sous Louis XIV et Louis XVI, les porte-chaises d’affaires entretenaient les chaises d’affaires roi, soit le lieu où il faisait ses besoin. Et ce fut un travail important puisque pas moins de 200 chaises d’affaires étaient réparties dans le palais. On trouvait donc des gens chargés de multiples tâches, des plus originales et ingrates pour rendre la vie de la royauté plus facile et agréable.

Le nouveau métier au service de Marie-Antoinette : les « coureurs de vin »

Marie-Antoinette n’avait pas moins de 500 personnes à son service, rien que ça. En 1784, la reine fit donc preuve de grande inventivité et initiative. Elle décida de créer un tout nouveau métier, celui de « coureur de vin ». La reine breveta même cette nouvelle profession.

Mais alors que fallait-il faire ? Eh bien cela consistait simplement à suivre la reine dans chacun de ses déplacements, comme la chasse ou tout autre voyage. Le coureur de vin devait lui procurer du pain, du vin, ainsi que victuailles et autres friandises, n’importe où et n’importe quand, au cas où Sa Majesté aurait faim. Pour se faire, les « coureurs de vin » portaient une serviette dans laquelle ils mettaient du pain, un flacon de vin et quelques autres produits.

La reine avait ainsi quatre « coureurs de vin ». Toutefois, ils n’étaient presque jamais occupés, puisque la reine n’accompagnait que rarement son époux lors de ses sorties. La création de ce poste fut donc surtout pour montrer son appartenance à la noblesse. Ces fonctions nous renseignent ainsi sur le quotidien au sein du palais royal. Des tâches les plus simples aux plus compliquées, chacun avait son travail : les fourneaux, débarrasser la table, la poussière, et (pourquoi pas) courir derrière la reine avec des victuailles.

La reine eut donc l’ingéniosité de créer un métier afin d’éviter la désobligeance d’avoir à attendre en cas de faim ou de soif. Finalement, nos métiers d’aujourd’hui ne semblent pas si mal. Après l’idée d’une nouvelle profession, connaissez-vous la scandaleuse affaire du collier de Marie-Antoine ?

 

Sources :

 

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