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Trois théories scientifiques farfelues auxquelles on a longtemps cru !

Trois théories scientifiques farfelues auxquelles on a longtemps cru !

Les théories scientifiques vont et viennent depuis des millénaires. Toutefois, là où les théories actuelles se basent sur des expériences solides et réplicables, certaines plus anciennes n’étaient basées que sur des idées très étranges. Chez Cultea, on vous propose aujourd’hui de découvrir trois de ces théories scientifiques assez farfelues… Et non, la Terre Plate n’en fait pas partie ! 

La théorie de la préformation

À partir du XVIIe siècle, on pense que l’ovule et les spermatozoïdes contiennent déjà des structures pré-formées. En d’autres termes, il y a déjà de minuscules êtres vivants à l’intérieur, qui n’attendent que la fécondation pour pouvoir grandir pendant la grossesse. C’est en fait Aristote qui a décrit l’hypothèse du préformisme pour la première fois, au IVe siècle avant J.-C.

Si la théorie était très répandue au XVIIe siècle, c’était surtout en raison de l’Eglise. En effet, puisqu’on considère que Dieu est créateur de toute chose, les futurs géniteurs possèdent déjà en eux leurs enfants. Ces derniers sont certes minuscules, mais déjà formés, et contiennent eux aussi leurs futurs enfants. On pensait d’ailleurs qu’il en était de même avec les autres êtres vivants : animaux, insectes, plantes etc…

Déjà à la fin du XVIIIe siècle, Buffon s’oppose à cette théorie à travers son Histoire naturelle générale et particulière. Au milieu du XIXe siècle, on comprend mieux le rôle de la cellule et on développe la théorie cellulaire. Dès lors, on réfute la théorie de la préformation.

Dessin d’Hartsoeker représentant un spermatozoïde humain qui contient dans sa tête un « homunculus », sorte de petit homme préformé, 1694.

La télégonie

La télégonie concerne également la grossesse et la reproduction, et provient encore une fois d’Aristote. Le mot nous vient du grec τηλέ, (têlé) signifiant « loin, à distance », et γονος (gonos), à savoir « naissance ». La théorie avance que les traits physiques d’un enfant pouvaient être influencés par un ancien partenaire sexuel d’une femme, d’où le « naissance à distance ».

L’âge d’or de la télégonie se situe entre 1860 et 1920, époque à laquelle les théories sur l’hérédité deviennent modernes. Pourtant, de nombreux éleveurs anglais croient dur comme fer à cette « imprégnation du père », surtout chez les chevaux. L’exemple le plus célèbre de cette hypothèse est celui de la jument de Morton, datant de 1820. Il avait en effet fait accoupler sa jument à un couaggar (zèbre), puis à un étalon noir. Etrangement, les descendants de ce dernier présentaient des rayures au niveau des jambes, à l’instar du couaggar. Par conséquent, on pensa que c’était l’effet de la télégonie. On sait aujourd’hui que ces rayures étaient sans doute dues à des allèles dominants et récessifs.

En 1902, Mlle Berthelet réfute finalement la théorie. Dans les années 1930, on l’abandonne définitivement.

La jument de Morton et un de ses petits.

La théorie des humeurs

La théorie des humeurs fait également parti des théories scientifiques assez tirées par les cheveux. Elle nous vient d’Hippocrate (environ 460 – 370 ans avant. J.-C.) et des auteurs du Corpus Hippocraticum. Elle avance que nous possédons tous les quatre humeurs, qui sont le sang (cœur), la pituite (cerveau), la bile jaune (foie) et l’atrabile (rate). De plus, celles-ci sont associées au quatre éléments fondamentaux, respectivement l’air, l’eau, le feu et la terre. Ces éléments possèdent eux-mêmes quatre qualités : chaud ou froid, sec ou humide.

Tant qu’il existe un équilibre entre ces humeurs, éléments et qualités, le corps est en bonne santé. Mais si ce n’est pas le cas, des « sautes d’humeur » peuvent apparaître, ou pire, des maladie graves. On racontait aussi que les saisons pouvaient avoir une influence sur les humeurs. Par exemple, on disait que l’automne favorisait l’atrabile, et donc la mélancolie. Enfin, on pensait que l’âge avait une incidence sur les humeurs.

Cette théorie humorale a continué d’exister jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. En effet, on sait aujourd’hui que les Anciens manquaient de connaissances sur la circulation sanguine, la chimie de base ou encore le rôle des organes.

La théorie des humeurs. Source : https://www.champignonauchampagne.com/

On aurait aussi pu vous parler des miasmes, théorie qui avance que les maladies sont causées par un mauvais air ou des vapeurs dangereuses. Quoi qu’il en soit, on sait aujourd’hui que l’ensemble de ces théories sont fausses, et on peut remercier les progrès de la science pour ça !

Sources :

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