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L’histoire du baccalauréat : du Moyen Âge à Napoléon

L'histoire du baccalauréat : du Moyen Âge à Napoléon

Diplôme du baccalauréat.

Étape importante de la vie de beaucoup de Français, le baccalauréat existe depuis le XIXe siècle. Cependant, on trouve également des traces de l’examen à partir du XIIIe siècle. Chez Cultea, on vous propose aujourd’hui un tour d’horizon de cet examen !

Tout d’abord, parlons étymologie. En latin médiéval, bacca laurea signifie « couronne de lauriers », ce qu’on remet aux vainqueurs de manière générale.

Le baccalauréat au Moyen Âge

Le baccalauréat apparaît en France dès le Moyen Âge, au XIIIe siècle, et est alors le premier diplôme délivré par l’Université. À cette époque, quatre facultés peuvent l’octroyer : celle de médecine, de droit, d’art ou de théologie, et seuls les hommes peuvent le passer. Il faudra en effet que les femmes attendent 700 ans supplémentaires afin d’être autorisées à passer l’examen (1919). Obtenir son baccalauréat permet par la suite d’intégrer une licence et d’obtenir le droit d’enseigner, c’est-à-dire la licencia docendi, après quelques années d’études. Cependant, le baccalauréat ès arts reste un préalable. Une fois bachelier, l’étudiant peut aussi assister un professeur et être responsable des cours « extraordinaires ».

Au moment de la Révolution française, la Convention du 15 septembre 1793 supprime les universités françaises. Par la même occasion, le baccalauréat disparaît. On met alors en place des grandes écoles, telles que l’École des beaux-arts, l’École polytechnique, l’École normale supérieure et le Conservatoire national des arts et métiers. Mais l’arrivée au pouvoir de Napoléon va changer les choses, puisqu’il décide de réorganiser l’enseignement public.

La réforme napoléonienne

Napoléon réforme alors le système éducatif français. Selon lui :

« Les connaissances premières nécessaires à ceux qui sont appelés à remplir des fonctions publiques, à exercer des fonctions libérales ou à vivre dans les classes éclairées de la société. »

Diplôme du baccalauréat de l’Université Impériale.

L’empereur crée les lycées, le 1er mai 1802, et l’Université impériale, le 10 mai 1806. En 1808, il rétablit le baccalauréat, qui devient alors un grade universitaire d’État. Le première édition aura lieu l’année d’après, mais on pourra cette fois le passer dans cinq disciplines : sciences, lettres, droit, médecine et théologie. Là encore, il y a une histoire de préalable : il faut réussir celui en lettres afin d’obtenir les autres. Seules 31 personnes vont réussir l’examen lors de cette première édition.

On introduit la première épreuve écrite en 1830. En outre, les candidats ne passaient que des épreuves orales avant cette année-là. Dix ans plus tard, les mentions très bien, bien et assez bien apparaissent. En 1852, on sépare les baccalauréats ès lettres et ès sciences : plus besoin de passer le premier pour se présenter au second.

Au cours des XIXe et XXe siècles, l’examen va subir beaucoup de reformes et se rapprocher davantage de celui qu’on connaît aujourd’hui. Si l’épreuve est d’abord destinée aux garçons de la bourgeoisie, de plus en plus de personnes vont tenter de passer ce diplôme. Plus tard, le baccalauréat de l’enseignement du second degré remplacera les baccalauréats de l’enseignement classique. De nos jours, l’examen signe la fin des études secondaires générales, professionnelles ou technologiques. 

 

Sources :

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