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Découvrez trois métiers anciens qui ont aujourd’hui disparu !

Découvrez trois métiers anciens qui ont aujourd'hui disparu ! - Cultea

Au cours de l’Histoire, de nombreux métiers ont existé. Mais avec la Révolution industrielle ou tout simplement l’évolution des techniques, beaucoup d’entre eux ont aujourd’hui disparu, ou sont devenus plus rares. Chez Cultea, on vous propose de découvrir trois métiers anciens qui ont disparu !

Blanchisseuse

Au XIXe siècle, on assistait à la Révolution industrielle du textile. Par conséquent, il existait un fort besoin de nombreuses personnes pour nettoyer le linge et le blanchir. Tandis que les lavandières s’occupaient de laver le linge, les blanchisseuses – comme leur nom l’indique – le blanchissaient. Les habits dont elles s’occupaient étant très fins et délicats, il s’agissait donc d’une profession qui était synonyme d’une grande minutie.

Les blanchisseuses avaient une place très importante dans les lavoirs. Malgré tout, les conditions de travail étaient très difficiles. Leurs journées commençaient en effet à 6h du matin et se terminaient vers 20h. On leur accordait une pause d’une heure le midi, mais le travail restait très pénible, surtout en raison de l’humidité permanente dans les lavoirs.

Il existait plusieurs spécialités dans cette branche de métier. On retrouvait en outre les blanchisseurs buandiers, qui étaient 2 840 en 1879. Ensuite, il y avait les blanchisseurs de linge fin, principalement à Paris. On comptait environ 55 000 de ces ouvriers (surtout ouvrières), qui travaillaient généralement pour leur compte. Par la suite, se créa la spécialité de blanchisseurs apprêteurs de rideaux à Paris en 1855, qui comptait 165 ouvriers. Enfin, la ville abritait également des blanchisseurs apprêteurs de linge neuf.

Représentation de blanchisseuses.

Blatier

Au XVIIIe et au XIXe siècle, dans le nord de la France, existait la profession de blatier. Ce dernier était en fait un farinier, et éventuellement marchand de blé ou d’autres sortes de grains. Diderot le mentionne d’ailleurs dans son Encyclopédie, dans la catégorie « Commerce et Police ». Il décrit le blatier comme :

 » [un] marchand qui achète le blé sur les greniers de campagne, pour le revendre dans les marchés des villes. […] Il y a plus de trois siècles que ceux de cette ancienne communauté sont réduits à vendre à petite mesure, et ont été nommés regrattiers ou grainiers ; ceux qui font ce grand commerce se nomment marchands de grains. »

Il écrira aussi qu’il fallait se méfier des blatiers, car ils étaient susceptibles de falsifier ou mêler les grains.

Postillon

Un autre des nombreux métiers d’antan est celui de postillon (et on ne parle pas de goutte de salive). Le nom de la profession vient du mot poste, qui désignait à l’époque l’établissement de chevaux. Le métier consistait à mener une voiture hippomobile. Contrairement au cocher qui conduisait depuis la voiture, le postillon s’asseyait directement sur le cheval. Toutefois, il possédait plusieurs rôles, comme celui de guide ou de palefrenier, puisqu’il avait la tâche de s’occuper des chevaux. Le postillon de relais, quant à lui, devait accompagner les voyageurs entre deux lieux (8km) ou deux relais. À la suite de cela, il était chargé de ramener les chevaux au pas.

La profession est apparue au XVIIe siècle. Le postillon devait à l’origine conduire le courrier (l’homme chargé du transport des dépêches) d’un relais à un autre. À partir de là, le métier se développa, surtout dans les relais les plus visités. Alors qu’ils étaient 4 000 en 1763, on comptera 8 000 postillons vers 1840.

Représentation de postillon.

On aurait aussi pu vous parler des métiers anciens de poinçonneur (validation des billets), d’amussier (marchand bonnetier) ou encore de cartier (fabricants de cartes à jouer). Il existe en effet des centaines de métiers anciens aujourd’hui disparus !

Sources :

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