Qu’est devenu le cerveau d’Albert Einstein après sa mort ?

À peine sept heures après la mort d’Albert Einstein, on lui retira son cerveau pour le conserver dans du formol. L’organe du brillant physicien en fascinant plus d’un, de nombreuses études scientifiques ont depuis été faites sur ce dernier. Elles sont toutes formelles : le cerveau d’Einstein était tout à fait exceptionnel. Chez Cultea, on vous propose aujourd’hui de revenir sur l’histoire du cerveau de ce génie du XXe siècle !

L’autopsie d’Einstein, réalisée par Thomas Stoltz Harvey

Albert Einstein meurt le 18 avril 1955 d’une rupture d’anévrisme de l’aorte abdominale. Thomas Stoltz Harvey, un pathologiste, réalise son autopsie peu après, alors qu’Einstein avait déclaré :

« Je voudrais être incinéré, afin que personne ne puisse idolâtrer mes ossements. »

Harvey réalise l’autopsie du scientifique dans un laboratoire du Princeton Hospital. Il extrait d’abord son cerveau, puis le pèse, obtenant une valeur de 1 230 g. Il l’emmène ensuite à l’université de Pennsylvanie, où il le découpe en 240 morceaux. Alors qu’il fait parvenir les morceaux à d’autres pathologistes, il garde quelques morceaux pour lui. Il n’avait pourtant pas eu l’autorisation de la famille du défunt. Cette dernière a même appris dans le New York Times qu’on avait retiré le cerveau d’Einstein avant d’incinérer son corps !

En premier lieu, l’autopsie d’Harvey révèle qu’Einstein avait un cerveau plus petit que la moyenne. De plus, le physicien n’avait pas d’opercule pariétal dans les deux hémisphères (attention, cette découverte est controversée). Le cerveau présente aussi un large sillon latéral. L’université McMaster en Ontario analyse plus amplement l’organe en 1999 et on découvre que la région pariétale dans le gyrus frontal inférieur du cerveau est… vide ! De plus, il manque une partie du sillon latéral. Les chercheurs supposent alors que, grâce à ces parties manquantes, les neurones de cette partie du cerveau d’Einstein pouvaient mieux communiquer.

Une des photographies du cerveau d’Albert Einstein prises par Thomas Harvey en 1955. © Brain (2012)/National Museum of Health and Medicine

Les études ultérieures du cerveau d’Albert Einstein

Un professeur à l’université de Californie à Berkeley, Marian Diamond, compare l’organe avec 11 autres cerveaux. Elle découvre alors qu’Einstein possédait plus de cellules gliales que la moyenne.

Le 16 novembre 2012, Dean Folk, anthropologiste de l’université de Floride, publie une étude sur le cerveau du physicien dans la revue Brain. Celle-ci s’intitule : Le cortex cérébral d’Albert Einstein : une description et une analyse préliminaire des photographies non publiées. Avec son équipe, elle a en effet travaillé sur 14 photographies inédites du cerveau d’Einstein. Elle écrira :

« Bien que la taille globale et la forme asymétrique du cerveau d’Einstein soient normales, les zones pré-frontale, somatosensorielle, le moteur primaire, le pariétal, les corpus temporels et occipitaux sont extraordinaires. »

Dans un premier temps, l’organe présente une quatrième crête au niveau du lobe moyen-frontal. Pourtant, il n’y en a que trois chez les personnes normales. Elle associe aussi la capacité musicale d’Einstein à une caractéristique spécifique de son cortex moteur primaire. Selon elle, les particularités du sillon latéral et du lobe pariétal pourraient être la raison des compétences en mathématiques et en visualisation de l’espace du physicien. De plus, son cortex préfrontal était très grand, ce qui pourrait expliquer ses hautes capacités cognitives. Folk observe également des circonvolutions très complexes et des anomalies structurelles au niveau de l’hémisphère gauche (qui correspond au langage et au raisonnement analytique).

Pour autant, l’ensemble de ces observations ne doivent pas être interprétées si facilement. En effet, la communauté scientifique appelle à faire davantage d’études sur le cerveau du génie. On raconte même que le physicien avait lui-même programmé son cerveau !

 

Sources :

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