Le chat dans l’Égypte ancienne : un animal essentiel

Les animaux au cours des périodes antiques en Égypte occupaient une place importante dans la société, mais aussi dans la mythologie. Les dieux étaient représentés avec des têtes d’animaux. On pense à Horus avec la tête de faucon, Thot avec une tête d’Ibis ou encore Hator, avec une tête de vache. Mais le chat avait d’autres fonctions.

Un animal protecteur

Le chat, avant d’être connu et apprécié pour sa douceur, était vu comme un formidable animal protecteur.

Prédateur, le chat permettait aux Égyptiens de garder un œil sur leurs richesses. Ce dernier chassait les différents rongeurs qui souhaitaient s’attaquer aux récoltes. Mais il chassait également les serpents. Il protégeait donc, dans un sens, la maison.

Chaque temple disposait de chats. Il existait même un « gardien de chats ». De par son importance, il était alors formellement interdit de maltraiter l’animal, sous peine d’écoper d’une lourde sanction. Cette sanction pouvait même aller jusqu’à la mort.

Le chat était également perçu comme un protecteur mortuaire. Ce dernier pouvait accompagner son maître dans l’au-delà. Cette vision de l’animal explique alors la présence de statuettes de chats dans certaines tombes. Elles protégeaient le défunt.

Le chat était l’un des rares animaux (avec le taureau et l’ibis) à pouvoir être momifié, tant son importance était grande dans les esprits. Selon Hérodote, les chats décédés étaient momifiés, puis enterrés dans un grand cimetière.

« Les chats trépassés sont apportés à Boubastis où ils sont embaumés et enterrés dans des urnes sacrées ».

C’était notamment le cas à Bubastis, une cité connue pour ses diverses vénérations du félin.

Bastet : la déesse à tête de chat  

Le chat était associé à une divinité : Bastet. En sa personne, on retrouve les principales notions qui caractérisent l’animal.

Bastet est la déesse du foyer et de la chaleur, mais également de la maternité, protectrice des femmes enceintes et des enfants. Fille de Râ, elle était une divinité importante dans la mythologie, mais peu représentée.

Ancienne déesse égyptienne Bastet

Les événements qui célébraient la déesse faisaient partie des plus attendus, notamment dans la cité de Bubastis. Hérodote raconte qu’environ 700 000 Égyptiens se ruaient vers le temple qui rendait honneur à la déesse.

De par son lien avec la déesse, ledit félin occupait donc une place majeure dans les esprits des Égyptiens.

Finalement, avec le décret de Thessalonique mis en place par Théodose Ier le 27 février 380, le chat a perdu sa valeur en Égypte. Désormais, il n’était plus qu’un animal parmi tant d’autres.

 

Sources :

3 Replies to “Le chat dans l’Égypte ancienne : un animal essentiel

  1. ça fait plaisir d’entendre parler des chats comme ça.
    En France aussi ils ont acquit du respect et la reconnaissance de l’église entre autre lors des épidémies de peste et en sauvant le château de Fresnay sur Sarthe lorsque qu’ils ont avertit les soldats que l’ennemi les attaquait en pleine nuit.

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