Clap de cinéma : à quoi sert cet objet emblématique ?

Clap de cinéma : à quoi sert cet objet emblématique ?

Lumières, moteur, ça tourne et… Action ! Clap ! Vous avez forcément déjà vu ce clap devant une caméra. Mais connaissez-vous son utilité ?

Commençons par les bases, cet outil emblématique du cinéma se compose de deux parties :

  1. L’ardoise
  2. La claquette.

L’ardoise est le support sur lequel on note plusieurs informations comme : le titre du film, le réalisateur, et le directeur de la photographie… On y voit également le numéro du plan, celui de la séquence, la prise, la lumière, le lieu et d’autres données techniques. La claquette quant à elle, que l’on rabat vivement, aide à la synchronisation du son.

Un moyen de s’y retrouver lors du montage

Au cinéma, le son et l’image sont enregistrés sur des supports séparés. Rabattu d’un mouvement sec, le clap est un moyen d’aider à la synchronisation lors du montage. C’est ce son qui permet de caler correctement le son et l’image. La personne en charge du montage n’a plus qu’à faire coïncider ces « clac » pour réunir les deux éléments.

Son autre fonction lors des tournages est d’identifier les plans et leur prise. Grâce aux repères donnés par l’ardoise, la personne en charge du montage peut plus facilement ordonner les rushs. En effet, on lui confie les rapports images rédigés par la scripte où les bonnes prises sont notifiées et le monteur ou la monteuse n’a plus qu’à faire sa sélection.

Une utilisation très rigoureuse

Même s’il est simple d’utilisation, ce n’est pas n’importe qui sur le plateau qui peut s’en servir. Au cinéma, chacun a sa propre place et celui qui s’occupe du clap s’appelle le clapman. Parfois, lors de grosses productions, le clapman ne fait que claper. En revanche, pour de plus petites productions avec moins de budget, là le clapman peut avoir d’autres fonctions.

Avant de claper, le clapman doit suivre tout un code. Une fois que tout est prêt, il attend que le moteur tourne et que l’enregistrement du son soit lancé. De là, le clapman est appelé devant la caméra. Ce dernier s’avance et annonce le numéro de plan et le numéro de la prise avant de rabattre sèchement la claquette.

De même que l’outil peut parfois être utilisé non pas au début d’une scène mais à la fin. Dans ce cas-là, le clap est retourné afin d’être prévenu qu’il s’agit d’un clap de fin et non pas de début.

Deux teams dans le monde du clap

Deux écoles s’opposent quant à la façon de claper. En effet, il en existe deux manières. La première consiste à relever immédiatement la claquette après l’avoir rabattue. Il s’agit du « clap ouvert » qui est la méthode la plus utilisée. Le clapman présente le clap grand ouvert et ne le referme que pendant un très bref instant. De fait, cette manière de claper faciliterait la synchronisation de l’image et du son. L’autre technique, celle du « clap fermé », consiste à présenter le clap grand ouvert et de le fermer définitivement en rabattant la claquette.

Ainsi, cet outil existe depuis toujours dans le monde du cinéma. En effet, même depuis le cinéma numérique, il a toujours fallu trouver le moyen de synchroniser l’image et le son. C’est une invention qui s’est modernisée au fil du temps et qui reste toujours aussi efficace. Clap de fin !

 

Sources :

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