Une école J.K Rowling débaptisée en raison des propos de l’écrivaine d’Harry Potter

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Un des bâtiments du collège Boswells School à Chelmsford (est de l’Angleterre), portant le nom de J.K Rowling a été renommé afin de créer « une communauté scolaire » plus « inclusive ».

L’établissement scolaire Boswells School à Chelmsford, qui accueille des élèves de 11 à 18 ans, a changé le nom du bâtiment J.K Rowling en raison des « opinions de l’écrivaine sur les personnes trans ». Pour rappel, J.K Rowling est accusée de transphobie après avoir publié une série de messages transphobes, en juin 2020. Le bâtiment s’appelle désormais Holmes, en l’honneur de Kelly Holmes, athlète britannique et championne olympique. Stephen Mansell, directeur de Boswells School, a expliqué que son établissement voulait créer « une communauté scolaire dynamique, inclusive et démocratique, où nous encourageons les élèves à devenir des citoyens indépendants et confiants ».

En effet, un bulletin d’information de l’établissement datant de juillet avait indiqué que ses six bâtiments portaient le nom de « citoyens britanniques qui ont excellé ». Ainsi, ce changement de nom intervient après de « nombreuses demandes d’élèves et du personnel, ainsi qu’à la suite d’un vote de l’ensemble de l’école », a poursuivi le directeur.

L'établissement scolaire Boswells School à Chelmsford

Un tweet jugé transphobe

Sur Twitter, Rowling partage un article intitulé : « Opinion : Créer un monde post-Covid-19 plus égalitaire pour les personnes qui ont leurs règles ». en le commentant : « Les personnes qui ont leurs règles. Je suis sûre qu’on avait un mot pour désigner ces personnes, avant. Que quelqu’un m’aide. Fammes ? Fommes ? Fimmes ? ».

L’auteure de la saga Harry Potter s’est alors fait rappeler à l’ordre par des internautes, qui lui ont expliqué que les hommes transgenres pouvaient avoir leurs règles et que des femmes transgenres non. Elle a indiqué en novembre avoir reçu des menaces de mort à ce sujet.

De plus, dans un second tweet, elle avait alors ajouté que « Si le sexe n’est pas réel, la réalité vécue par les femmes du monde entier est effacée. Je connais et j’aime les personnes transgenres ; mais effacer le concept de sexe empêche beaucoup d’entre elles de discuter utilement de leur vie. Ce n’est pas de la haine que de dire la vérité ». Des propos qui, pour ses détracteurs, la classent dans la catégorie des « féministes radicales qui excluent les trans ».

Rupert Grint, JK Rowling, Daniel Radcliffe et Emma Watson
Rupert Grint, J.K. Rowling, Daniel Radcliffe et Emma Watson à la première du film Harry Potter à l’école des sorciers, à Londres en novembre 2001

Pourtant, dès 2018, la romancière est dans le collimateur de certains militants transgenres. Elle « like » ainsi un tweet qui dépeint les personnes trans comme des « hommes en robe ». Son attaché de presse plaide alors l’erreur « typique d’une personne de son âge ».

Le statut des personnes trans fait encore aujourd’hui l’objet de vifs débats. Il y a d’un côté des militants se battant pour leurs droits et de l’autre certains intellectuels – notamment féministes – qui sont accusés de transphobie. Ces derniers se disent victimes de la « cancel culture » (culture de l’effacement).

 

Sources :

Une école J.K. Rowling débaptisée en Angleterre en raison des « opinions sur les personnes trans » de la créatrice d’Harry Potter – France Info

Une école J.K. Rowling débaptisée en raison des « opinions sur les personnes trans » de la créatrice d’Harry Potter – Le Progrès

En Angleterre, une école J.K. Rowling débaptisée en raison des «opinions sur les personnes trans» de l’auteur – Le Figaro étudiant

École J.K. Rowling débaptisée : pourquoi l’écrivain subit-elle l’ire de militants transgenres ? – Marianne

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