Qu’est-ce que l’Ayurvéda, pratique traditionnelle tout droit venue d’Inde ?

Qu'est-ce que l'Ayurvéda, pratique traditionnelle tout droit venue d'Inde ?

Certaines médecines prônent les bienfaits des plantes, des pierres ou encore de pratiques telles que le yoga ou la méditation. Mais aujourd’hui, chez Cultea, nous nous intéressons à un concept complètement étranger à nos cultures : l’Ayurvéda

Nota Bene : Cette pratique étant sujette à controverses et à des dérives, nous précision que nous ne faisons ici que vous la présenter dans un but culturel. Toutefois nous ne considérons pas celle-ci comme véridique ni comme efficace.

D’où vient l’Ayurvéda ?

Direction l’Inde, dont l’Ayurvéda tire ses origines. En effet, la médecine ayurvédique (qui signifie « science de la vie » en devanagari) se fonderait sur des écrits sacrés, décelables dans le Véda, datant de l’antiquité. La civilisation védique, développée dans le sous-continent indien, s’inscrit dans la période védique. Sa datation est assez approximative. En effet, elle peut être datée du IIè millénaire avant J-C jusqu’au VIè avant J-C.

Loin de se fonder sur la science pure et dure, cette technique médicale se veut holistique. Elle est toujours en vigueur de nos jours. L’Ayurvéda n’est d’ailleurs pas pratiquée qu’en Inde mais s’étend à de nombreux autres pays d’Asie, en particulier du Sud.

Inde – Wikicommons

Quels en sont les principes ?

Les techniques ayurvédiques sont employées pour répondre à plusieurs objectifs : avoir une santé pérenne, guérir et permettre de se développer personnellement/spirituellement parlant…

Pour cela, on se base sur cinq Mahabhutas (les cinq éléments), trois doshas (ce sont les énergies telles que l’air, le feu, l’eau), sept dhatus (qui sont des tissus) et seize shrotas (qui permettent de fluidifier et faire passer les doshas/énergies dans le corps). On vous l’accorde, à première vue cela paraît assez complexe, mais une fois tout mis en place, on comprend rapidement !

C’est Charaka, un médecin itinérant et l’un des créateurs de l’Ayurvéda, qui nous explique que l’on ne traite pas la maladie mais bien l’être humain et lui seul. Le médecin ayurvédique, autrement appelé vaidya, considère que la maladie n’intervient pas sans raison et n’existe pas indépendamment d’un dérèglement. Pour lui, les maux sont le reflet d’un déséquilibre des trois énergies, les dosha (Vata, Pitta, et Kapha). Il est donc crucial de définir les raisons de ce dernier pour ensuite pouvoir y remédier.

Les doshas

La première étape de soin est appelée Dashana. On y observe le corps et comment ce dernier est constitué. Intervient ensuite Sparshana, l’examen physique. Le malade est palpé et ausculté. Le vaidya détermine par la suite la cause du déséquilibre en se fondant sur le pouls. Cette pratique prend le nom de Nadi Pariksha. Il convient de poser trois doigts sur l’artère du poignet du malade. En étant attentif aux informations que le pouls renvoie, le soignant détermine le déséquilibre des doshas : la vikriti.

Le déséquilibre est toujours double : interne et externe au corps. Le corps et l’esprit fonctionnent de concert. C’est la raison pour laquelle le patient parle de sa vie, son vécu, ses expériences. Il y a la pensée que l’état psychologique d’un individu en dit long sur ses souffrances physiques.

Qu’en dit la science ?

Parce qu’elle s’éloigne des méthodes employées par la médecine moderne, les scientifiques ne reconnaissent pas cette pratique et la jugent de médecine fallacieuse, voire de dérive. En effet, les soins se basaient pour la plupart sur des hymnes. Selon les textes, le fait de réciter les hymnes suffirait à guérir les maux.

Le gouvernement indien maitrise actuellement la recherche concernant l’Ayurvéda et L’Organisation mondiale de la Santé se montre peu encline à soutenir cette forme de médecine. Selon les chercheurs, les preuves seraient insuffisantes et les techniques laconiques.

En effet, il semblerait que le sujet soit délicat et fasse l’objet de controverses. Ne se fondant sur aucune technique scientifique, une bonne partie de la population le targue de « pseudo-science », en grande partie au sein du milieu médical.

Les dérives de l’Ayurvéda

Outre le manque de méthode scientifique, les pratiques ayurvédiques sont sujettes à controverses. En effet, des études on démontré que de nombreux produits ayurvédiques contenaient des métaux tels que du mercure, du plomb ou encore de l’arsenic. Des métaux et éléments lourds voire toxiques pour le corps humain. A partir de là, deux partis émergent :

  • Ceux qui témoignent du fait qu’utiliser ces produits en grande quantité peut constituer un danger pour la santé.
  • Et les fervents défenseurs de l’Ayurvéda qui affirment qu’il n’y a aucun risque de toxicité et que ces matériaux font l’objet d’une purification traditionnelle.

Il y a pourtant des laboratoires qui ne pratiquent pas cette étape dite cruciale de purification… D’où la mise en vente de produits potentiellement toxiques. Et malheureusement, les praticiens contemporains sont peu enclins à admettre que plusieurs composés peuvent être dangereux.

Le Président de l’Indian National Science Academy M.S. Valiathan a d’ailleurs affirmé que :

« l’absence de suivi des produits mis en vente et le peu de laboratoires de tests disponibles font que le contrôle de qualité des médicaments ayurvédiques est extrêmement difficile à réaliser actuellement… »

Dhanvantari, divinité de l’Ayurvéda

L’Ayurvéda est donc une pratique méconnue. La raison la plus importante étant les déviances qu’elle entraine par rapport à la médecine moderne. Il n’empêche que cette pratique reste encore très populaire en Inde. Actuellement, 80% de la population aurait recours aux formes de médecines dites « traditionnelles », dont l’Ayurvéda fait partie. On compte d’ailleurs plus de 24 000 dispensaires ayurvédiques dispatchés dans le pays. 

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