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Quand des parents envoyaient leurs enfants… Par colis postal !

Quand des parents envoyaient leurs enfants... Par colis postal ! - Culltea

Avez-vous déjà songé à envoyer votre enfant par colis postal pour faire des économies ? Si la réponse est « oui », c’est qu’il y a un problème ! Toutefois, si cette pratique peut paraître aberrante aujourd’hui, celle-ci s’avéra être à la mode durant quelque temps aux Etats-Unis… 

Envoyer son enfant par colis postal : vive les économies ! 

Vous vous en doutez, si certains parents ont décidé d’envoyer leurs enfants quelque part via ce moyen, c’est qu’il y a une « bonne » raison. Ou tout du moins une raison pécuniaire…

En effet, il était beaucoup moins cher d’envoyer son enfant par colis postal que de lui faire prendre le train. Et selon le règlement postal en vigueur, les colis ne devaient pas dépasser les 50 livres (environ 23 kg). Mais ce règlement n’indiquait en aucun cas que ce colis ne devait pas être humain ! Seul le poids entrait en considération pour la prise en charge. Il n’était donc pas rare que des parents profitent de cette faille juridique pour expédier leurs enfants à moindres frais (chez leurs grands-parents par exemple).

La pratique du « Baby Mail » 

Le plus amusant avec cette pratique, c’est qu’elle était tout à fait acceptée par les livreurs et ceux-ci se sont même organisés en conséquence. Ainsi, les enfants envoyés n’étaient pas de simples « paquets » dans un carton rembourré. Ils étaient en effet très surveillés et il était courant que les parents choisissent le facteur avec minutie. Celui-ci pouvait ainsi prendre soin de leur poupon durant tout le trajet.

Grâce à cette pratique, on considère que le plus long « baby mail » fut celui d’une fillette de 6 ans. Elle fut envoyée par sa mère de Pensacola (Floride), pour atterrir chez son père à Christiansburg (Virginie). L’enfant réalisa donc un trajet de 721 miles dans un train postal… Le tout pour seulement 15 cents en timbres-poste (la SNCF peut se rhabiller niveau tarifs).

Bien évidemment, cette pratique entra rapidement dans le collimateur de l’Etat, qui s’empressa d’interdire cela, pour des raisons évidentes de sécurité. Ainsi, le ministre chargé de la poste de l’époque fit entrer en vigueur de nouvelles réglementations interdisant purement et simplement d’envoyer son enfant par la poste.

Au final cette pratique, interdite en 1914, s’arrêta l’année d’après. Si cela peut aujourd’hui paraître hallucinant, rappelez-vous qu’à peu près à la même époque, certains parents suspendaient leurs enfants dans des cages au-dessus du vide pour leur faire prendre l’air. 

 

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Sources : 

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