« La Rivière rouge » : un regard sur la société américaine des années 1940

Dans l’univers du western, certains films parviennent à résister à l’épreuve du temps. Un de ces films est La Rivière rouge, réalisé par le cinéaste légendaire Howard Hawks et sorti en 1948. On y retrouve en vedettes le non moins légendaire John Wayne, ainsi que Montgomery Clift. 

La Rivière rouge : le reflet d’une époque 

La Rivière rouge raconte l’histoire fictive du premier convoyage de bétail du Texas au Kansas, le long de la piste de Chisholm. Le film est principalement connu pour sa représentation intense et dramatique de la vie dans le Far West, ainsi que du Sud ravagé par la guerre de Sécession.

Le personnage clé du film est évidemment Thomas Dunson, interprété par John Wayne. Dunson est un rancher venu du Texas, qui décide de conduire son troupeau de bétail jusqu’au terminal ferroviaire de Sedalia, Missouri. Celui-ci doit alors faire face à la pauvreté généralisée dans le sud des États-Unis suite à la guerre civile. Toutefois, son style de leadership tyrannique suscite la rébellion de son fils adoptif, Matthew Garth, qui décide de prendre le contrôle du troupeau.

Le film fut accueilli avec enthousiasme à sa sortie et nominé pour deux Oscars. En 1990, il fut même sélectionné pour la préservation dans le National Film Registry des États-Unis par la Bibliothèque du Congrès, pour son impact culturel, historique et esthétique. De surcroît, en 2008, l’American Film Institute classa La Rivière rouge comme le cinquième plus grand western de tous les temps. Le classement est ainsi le suivant :

  1. La Prisonnière du désert (1956)
  2. Le train sifflera trois fois (1952)
  3. L’Homme des vallées perdues (1953)
  4. Impitoyable (1992)
  5. La Rivière rouge (1948)

Un outil pédagogique précieux

Comme beaucoup de westerns, La Rivière rouge est le reflet d’une époque particulière aux Etats-Unis. Galvanisés par leur victoire durant la Seconde Guerre mondiale, les USA sont plus puissants que jamais. Leur influence culturelle s’étend ainsi sur le monde d’année en année. Dans ce contexte, l’impact de La Rivière rouge ne se limite évidemment pas au cinéma. Il est le miroir d’un Hollywood mettant en avant un idéal américain, incarné à merveille par John Wayne. Un idéal qui s’opposait à la montée de l’URSS et aux tensions liées à la guerre froide. 

Bien évidemment, on n’échappe pas à un propos très américano-centré et réactionnaire, typique du western de l’époque, dont beaucoup servaient à écrire une forme de « roman national ». Ainsi, La Rivière rouge reste aujourd’hui un outil pédagogique d’une grande valeur, aussi bien pour les cinéastes que pour les historien.ne.s.

La Rivière rouge est un film qui a transcendé son époque pour devenir un classique du western. Il continue encore aujourd’hui d’influencer les cinéastes et offre une opportunité unique de réfléchir à la représentation de l’histoire américaine au cinéma

Pour nous suivre sur Facebook – Cultea

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Quitter la version mobile