Existe-t-il vraiment une ville engloutie au large de l’Inde ?

| | , , ,

Le 26 décembre 2004, des passants observent pour la première fois d’étranges ruines au large des côtes indiennes. La raison ? Un tsunami connu de tous. Avant que les eaux ne reviennent sur la côte, ce tsunami met à nu la baie et fait découvrir au monde l’impensable. Avons-nous trouvé une ville engloutie par les eaux ? 

Le mythe de la civilisation perdue

Journaliste et archéologue amateur controversé, Graham Hancock est l’un des premiers à plonger dans les eaux indiennes du golfe de Cambay. Né en 1950 à Édimbourg, il passe son enfance en Inde, entendant les légendes et mythes de ses civilisations ancestrales. Persuadé de l’existence de plusieurs mondes perdus, il garde en tête l’idée d’y revenir un jour pour élucider le mystère.

Il y revient à partir de 1999, afin de plonger dans les eaux indiennes. Il photographie alors des sculptures et monuments en ruine. C’est à 36 mètres de profondeur dans les eaux bordant le Gujarat que son équipe et des archéologues indiens trouvent des vestiges millénaires.

Mais d’où leur vient l’idée de croire à une civilisation aussi vieille alors que les premiers monuments en date sont de l’ère sumérienne, en Mésopotamie 5 000 ans avant J.-C. ?

En effet, depuis la célèbre histoire de l’Atlantide, plusieurs mythes de continents perdus ont émergé au fil des âges. Le Kumari Kandam, la Lémurie, l’Hyperborée ou encore le Continent Mu restent des théories inexploitées, sans preuves.

Découverte des ruines et sculptures après le passage du Tsunami de 2004 - Cultea
Découverte des ruines et sculptures après le passage du Tsunami de 2004

L’hypothèse du Déluge

À la fin de l’ère glaciaire, certaines parties du monde furent englouties par les flots. Certains historiens suggèrent que notre connaissance de ces territoires n’est pas exacte. Il en existerait bien plus, et il faudrait plonger plus loin pour en savoir encore.

Selon Graham Hancock, les séries d’inondations dues à la montée des eaux auraient recouvert d’immenses parcelles de terres, anéantissant des cultures millénaires. Difficile à confirmer, mais une chose est sure : la fonte des glaces fit son œuvre il y a environ 10 000 ans, levant le niveau des océans de plus de 100 mètres.

Ceci n’est pas sans rappeler le mythe de l’Atlantide tel que le décrit Platon dans Timée et Critias, dont la chute surviendrait 9 000 ans avant l’ère du célèbre philosophe.

Équipe de Graham Hancock en opération sous-marine photographiant des ruines - Cultea
Équipe de Graham Hancock en opération sous-marine photographiant des ruines

Théories controversées

Le National Institute of Ocean Technology a soumis des objets remontés à la surface (bois, céramiques, outils et dents humaines) à des datations carbone allant de 7 500 à 9 500 ans. Des dates déconcertantes, pouvant remettre en cause le peuplement de la région, ainsi que le développement technologique de nos ancêtres.

Restes humains et matériels trouvés dans des ruines sous-marines remontées à la surface - Cultea
Restes humains et matériels trouvés dans des ruines sous-marines remontées à la surface

Ces preuves sont réfutées par une grande partie de la communauté scientifique occidentale, ou alors souvent en proie à des fantasmes conspirationnistes. Il est alors compliqué de déceler le vrai du faux, sans sombrer dans des théories hâtives et improbables.

C’est en effet le manque de preuves et de traces écrites qui remet en cause l’existence d’un tel monde englouti. Bien que basé sur des mythes locaux et certains éléments archéologiques concrets, la probabilité d’une culture ultra-avancée est, quant à elle, incertaine.

La culture indienne, vieille de 5 000 ans, est l’une des plus anciennes et regorge de nombreuses problématiques. Souvent au centre de la question indo-européenne, ce continent, peuplé depuis 30 000 ans, reste certainement l’un des plus vieux berceaux civilisationnels.

Temple de Mahabalipuram, une autre découverte plus récente ayant été noyée par le passé (1500 avant J.-C.) - Cultea
Temple de Mahabalipuram, une autre découverte plus récente noyée par le passé (1500 avant J.-C.)

La difficulté à mettre en place des fouilles archéologiques sous-marines laisse l’enquête en suspens à ce jour. Cependant, de nombreux investigateurs privés, journalistes et jeunes archéologues commencent à s’intéresser à ces mystères faisant lien avec les problématiques climatiques actuelles concernant la montée des eaux.

 

Sources :

Précédent

Disney retarde les dates de sortie de nombreuses productions du MCU

Franz Reichelt : l’homme qui sauta (et s’écrasa) depuis la Tour Eiffel

Suivant

Laisser un commentaire