Après un premier opus sorti en 2015, Shaun le Mouton est de retour dans un deuxième épisode qui se tourne vers la science-fiction. La Ferme Contre-Attaque en français, ou Farmageddon en version originale, confronte notre petit mouton à un extraterrestre d’origine inconnue. Réalisé par Will Becher et Richard Phelan, le nouveau né des studios Aardman est encore une fois une preuve du talent de ces joailliers de l’animation.
Synopsis : Shaun Le Mouton revient dans une aventure intergalactique. Un vaisseau spatial s’est écrasé près de la ferme de Shaun. A son bord, une adorable et malicieuse petite créature, prénommée LU-LA.
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De retour dans l’univers burlesque du premier opus
Ce nouvel épisode est dans la droite lignée de son prédécesseur. L’univers de Shaun le Mouton est de retour pour le meilleur, puisque le duo parvient parfaitement à capter l’essence du premier film, pourtant réalisé par un autre duo de cinéastes : Richard Starzak et Mark Burton. L’ambiance burlesque et décalée est recréée, et l’ajout de la science-fiction ne détériore en rien la qualité du métrage.
Même si les ressorts émotionnels sont un peu moins forts que dans le premier film, cette suite offre un rythme endiablé. Will Becher et Richard Phelan ont des idées de mise en scène recherchées, et une inventivité visuelle à toute épreuve, qui dépasse même celle du premier film. Les ressorts comiques rythment le film avec engouement et créativité. Le long-métrage est bourré de références au cinéma de science-fiction.

De 2001 : L’Odyssée de l’Espace à Rencontre du troisième Type en passant discrètement par Alien, le film est abreuvé de clins d’œil à ses aînés. Will Becher et Richard Phelan ne peuvent pas s’empêcher de rendre hommage au cinéma de Steven Spielberg, que ce soit E.T. évidemment, mais également dans l’utilisation de ses décors, notamment dans cette confrontation entre la ferme et l’espace. Enfin, les deux cinéastes n’hésitent pas à emprunter quelques éléments visuels et narratifs au sous-estimé Signes de Shyamalan. Si ce n’est un dernier quart qui peine à conclure et pas forcément indispensable, Shaun le Mouton : La Ferme Contre-Attaque est une totale réussite.
Mais l’intérêt premier de Shaun le Mouton, c’est évidemment la technique d’animation toujours impressionnante. Les studios Aardman mettent un point d’honneur à offrir des films en stop-motion superbes. À des années-lumière des bouillies numériques que l’on peut nous servir, Shaun le Mouton est le représentant d’un cinéma qui se meurt. Celui d’un travail bien fait, celui d’un orfèvre qui anime méticuleusement ses personnages en pâte à modeler. C’est un cinéma universel et intemporel, renforcé par la volonté d’être muet. Le rendu est encore une fois impressionnant, toujours très attachant, et mérite d’être souligné encore et toujours.
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