Image, son, acteur.ices, décors, costumes… Le cinéma est un art multiple, se caractérisant par la formidable pluralité des acteurs et actrices le composant. Un art flamboyant, où beaucoup oublient la présence essentielle des monteurs et monteuses. Car c’est bien au montage, dernière étape avant la finalisation du film, qu’un film sera réécrit pour la troisième (et dernière) fois. Avec le festival Les Monteurs s’affichent, découvrez les visages qui se cachent derrière cette magie des images !
Les Monteurs s’affichent : découvrez la programmation
Au programme du festival, nous retrouverons des longs-métrages et des courts-métrages, dont pas moins de huit films :
- Le Cinquième plan de la Jetée (documentaire), réalisé par Dominique Cabrera et monté par Dominique Barbier et Sophie Brunet (séance d’ouverture). Une merveilleuse enquête sur l’intime à travers la relecture de l’emblématique La Jetée de Chris Marker.
- Si seulement je pouvais hiberner (fiction), réalisé par de Zoljarga Purevdash et monté par Alexandra Strauss. L’histoire d’Ulzii, un adolescent d’un quartier défavorisé d’Oulan-Bator en Mongolie, rêvant de sciences, les pieds dans la dure réalité.
- Green Line (documentaire), réalisé par Sylvie Ballyot et monté par Charlotte Tourrès. La guerre dans le Beyrouth des années 80, à hauteur d’enfant.
- Invention (fiction), réalisé par Courtney Stevens et monté par Dounia Sichov. Une histoire de deuil sous couvert de conspirationnisme ? On n’en dira pas plus !
- Excursion (fiction), réalisé par Una Gunjak et monté par Clémence Diard. Le coming of age du point de vue d’une jeune adolescente de Sarajevo.
- In Time: Dónal Lunny (documentaire), réalisé par Nuala O’Connor et monté par Hugh Chaloner (carte blanche par l’Irish Screen Editor). Un documentaire consacré à l’artiste musical et avant-gardiste Dónal Lunny.
- Machtat (documentaire), réalisé par Sonia Ben Slama et monté par Young Sun Noh. L’histoire de Fatma et ses filles, Najeh et Waffeh, travaillant comme « machtat », des musiciennes traditionnelles de mariage au carrefour de leur vie.
- À voix basse (fiction), réalisé par Leyla Bouzid et monté par Lilian Corbeille (séance de clôture et avant-première). Après le merveilleux et acclamé Une histoire d’amour et de désir, Leyla Bouzid revient pour nous conter le récit en Tunisie des mystères de trois générations de femmes.
Toutes ces séances seront suivies d’une rencontre avec le, la ou les monteur.ses du film !

Les Monteurs s’affichent : les petits plus
De nombreux autres évènements sont également à prévoir dont :
- La soirée des courts-métrages, une sélection de six films qui exploreront la multiplicité des genres et formes qui font du cinéma un art pluriel.
- Table ronde « Filmer l’Intime », où les invités aborderont la délicate position occupée par les monteuses et monteurs lorsque qu’ils se confrontent au montage d’images et aux récits touchant à l’intimité des cinéastes. Quel regard apporter ? Comment le poser ? Quelle distance faut-il établir ? De nombreux questionnements essentiels dans la vie d’une monteuse ou d’un monteur (et pour toute personne s’y intéressant).
- Rencontre « Comment devient-on monteur.se ? », une séance animée par des professionnel.les du métier, destinée à tous ceux qui se destinent à une carrière dans le montage.
- Et de nombreux autres ateliers, notamment destinés aux plus jeunes !
On dit qu’un film est écrit trois fois. Une première fois au scénario, une seconde au tournage et une troisième au montage. Avec Les Monteurs s’affichent, le public aura enfin l’occasion d’en savoir plus sur cette « dernière » étape de la finalisation d’un film, qui derrière son apparente solitude, reste avant tout celle de l’échange et de la jonction entre tous les différents acteur.ices du cinéma.

Les Monteurs s’affichent, un festival dont la septième édition est à découvrir de toute urgence du 11 au 16 mars 2026 au cinéma LUMINOR Hôtel de Ville à Paris. Le festival est tous les deux ans, alors c’est le moment d’en profiter, parole de rédactrice anciennement monteuse !
Sources :


