Voici plus de deux semaines que Plantation Simulator, un jeu malsain autour de l’esclavage, est en ligne sur Steam. Blague de très mauvais goût ou véritable apologie du racisme, le jeu est surtout la preuve que les contrôles de Steam sont loin d’être optimaux.
Il existe de très mauvaises blagues dans le monde du jeu vidéo, et puis il existe Plantation Simulator. Disponible en toute discrétion sur Steam depuis le 12 mai 2026 au prix modique de 2€, soit moins cher qu’un café à Paris, le jeu est développé par un certain FzzyBzzy. Ce dernier se décrit lui-même comme le créateur des pires jeux de l’humanité. Depuis maintenant plusieurs jours, les réseaux sociaux sont tombés sur sa dernière production et provoquent l’indignation générale.
Le concept de Plantation Simulator est aussi stupide qu’ignoble. Les joueurs incarnent un propriétaire de plantation dans l’Amérique esclavagiste. Le but du gameplay est tout simplement de fouetter les esclaves de la plantation pour maintenir la productivité au maximum. Si les joueurs frappent trop fort, ils peuvent déclencher la mort. Et nous n’inventons rien puisque c’est explicitement marqué sur la page officielle de Steam, le tout présenté comme un simple simulateur agricole…

Plantation Simulator est une boîte de Pandore pour Steam
Bien que l’on regrette de faire de la publicité autour de cette daube qui ressemble surtout à une mauvaise plaisanterie dans l’unique but que l’on s’intéresse au développeur, l’existence même de ce Plantation Simulator pose de réelle question sur le contrôle de qualité de Steam.
Si des jeux offensants existent depuis toujours sur internet, le scandale provient bel et bien de l’approbation de Valve autour de ce produit. Steam dispose pourtant d’un système de validation censé filtrer les contenus haineux avant leur mise en ligne. Les conditions d’utilisation de la plateforme interdisent explicitement ce type de contenu. Comment celui-ci a-t-il pu être validé ?
Après tout, Steam est réputé pour ses décisions de bannissement parfois brutales envers des jeux indépendants aux thématiques artistiques sensibles (ou presque) comme des visual novels queer, des jeux d’horreur à la narration complexe. Certaines œuvres remarquées dans des festivals internationaux comme le pétard mouillé mais dérangeant Horses du studio Santa Ragione ont eux aussi eu droit à un traitement similaire. Seulement voilà, un simulateur d’esclavage avec une description qui ne ment pas passe facilement les filets sans problème. Pour le moment, Valve n’a pas encore réagi.

Ce Plantation Simulator nous interroge réellement sur l’utilité de ce système de vérification de Valve. De plus, ce titre n’a absolument rien d’une satire ou n’apporte aucune réflexion, il se montre surtout comme une immense perte de temps.
Nota Bene : La mauvaise blague autour de ce jeu se confirme. Depuis le scandale, les esclaves ont étés remplacés par des femmes en maillot de bain. Le créateur du jeu cherche donc bien à alimenter les débats inutiles pour faire du bad buzz. Malheureusement, cela confirme aussi que Steam a volontairement accepté ce jeu problématique.
Il paraît facilement évident que Plantation Simulator était un test de vérification que Steam a raté lamentablement. Cela en dit long sur l’état de la modération chez Valve en 2026 qui pourrait ouvrir la porte à de bien mauvaises productions à venir. On ne s’en réjouit pas totalement…
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