Johannes Roberts, à qui l’on doit des films d’horreur inégaux mais divertissants tels que 47 Meters Down, Strangers : Prey at Night et V/H/S/99 est de retour avec son nouveau film d’horreur d’exploitation : Primate. Une série B efficace mais extrêmement convenue, qui séduira possiblement un grand public peu exigeant tout en laissant les experts du genre sur le côté de la route.
Primate : sympa mais convenu
Film d’exploitation grand public, Primate est une proposition qui ne sort jamais des sentiers battus du genre. Johannes Roberts prend par la main son spectateur pour l’emmener dans un survival peu créatif, qui manque cruellement d’idées de mise en scène et de véritables grands moments de cinéma.
!["Primate" est une série B classique et convenue [critique]](https://cultea.fr/wp-content/uploads/2026/01/Primate-300x169.jpg)
Johannes Roberts remplit son cahier des charges sans se poser trop de questions : un film gore dans lequel un singe atteint de la rage décime ses propriétaires dans une déflagration d’hémoglobine parfois jouissive.
Un climat anxiogène s’installe très rapidement, mais l’ambiance asphyxiante peine à tenir sur la longueur. La faute, peut-être, à une volonté de conserver son intrigue en huis clos, dans une superbe maison au bord de la mer. Les décors sont alors très rapidement limités, de même que le développement des personnages, simples clichés parfois agaçants ; et les enjeux ne dépassent pas la simple volonté de survivre en attendant d’éventuels secours.

Primate n’a aucune autre ambition que d’être une petite série B cracra et ultra violente. On n’en demande pas forcément davantage, mais le film de Johannes Roberts est parfois un peu trop sage, et les mises à mort un peu trop redondantes. Sans jamais approcher les génies de Carpenter ou de Wes Craven, Johannes Roberts se contente de renouer avec les vieux slashers des eighties avec son lot d’invraisemblances et d’adolescents débiles.
Si c’est ce que vous recherchez, le contrat est rempli, mais la proposition s’arrête ici : simple popcorn movie du samedi soir, un produit marketing bien emballé mais sans ambition, un huis-clos qui se mord la queue, des personnages clichés, et un singe relativement inquiétant.
Si Primate n’est à proprement parlé pas désagréable, Jordan Peele parvient à mieux distiller l’horreur et la frayeur simienne en une seule séquence (terrifiante) de Nope que Johannes Roberts dans l’entièreté de son film…
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