Tout juste dix ans après le premier opus, Ruben Fleischer reprend la réalisation de Zombieland. Pour l’occasion, il a réuni le casting original composé de Woody Harrelson, Emma Stone, Jesse Eisenberg et Abigail Breslin.
Synopsis : 10 ans après les événements du premier opus, Tallahassee, Columbus, Wichita et Little Rock font toujours équipe et luttent ensemble pour survivre face aux zombies. Le chaos règne dans le pays et nos quatre tueurs doivent désormais affronter de nouvelles races de zombies qui ont évolué en dix ans. Mais comme toujours, le plus dur à gérer, ce sont les conflits propres à cette « famille » improvisée et dysfonctionnelle…
Retour à Zombieland : une suite dans la droite lignée de l’original
Les détracteurs de Retour à Zombieland ont pointé du doigt un cruel manque de renouvellement. Remarque légitime. Difficile de leur donner tort tant le long-métrage reprend la recette du premier opus. Ruben Fleischer réutilise les mêmes ficelles de manière assumée. Oui, Retour à Zombieland est un remake déguisé qui ne propose aucune plus-value par rapport à l’original. Oui, le scénario est extrêmement paresseux et ne magnifie pas le concept. Oui, on est de retour en terrain connu. Mais les amateurs du premier film retrouvent leurs marques et leur plaisir d’antan.

Retour à Zombieland demeure une comédie diablement efficace. Le rythme est effréné, les vannes plutôt convaincantes, et les personnages toujours aussi savoureux. Le manque de renouvellement mis de côté, le long métrage est une comédie parfaitement maîtrisée, qui propose quelques vraies bonnes idées. La confrontation du duo principal à leurs doubles est par exemple hilarante. Un comique qui trouve quelques éléments rafraîchissants via de nouveaux personnages secondaires. Volontairement clichés, ils permettent d’apporter quelques ressorts comiques nouveaux, pas forcément très subtils, mais plutôt marrants.
Retour à Zombieland est le genre de suite que personne ne réclamait vraiment… Mais qui s’avère finalement assez sympathique. L’une des grandes réussites du film est de comprendre que son véritable atout n’a jamais été les zombies. Ce qui faisait le charme du premier opus, c’était la dynamique entre ses quatre héros.
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Dix ans plus tard, ils ressemblent davantage à une famille dysfonctionnelle qu’à un simple groupe de survivants. Columbus rêve d’une vie plus stable avec Wichita, Tallahassee reste un redneck obsédé par Elvis, tandis que Little Rock cherche à s’émanciper. Cette évolution permet au film d’éviter le simple copier-coller du premier épisode.
L’autre force de Retour à Zombieland est son absence totale de prétention. Là où beaucoup de suites cherchent à devenir plus spectaculaires, celle-ci se contente d’être un divertissement léger. On retrouve les fameuses règles de survie de Columbus, des caméos improbables, des dialogues volontairement idiots et un final gigantesque dans lequel les zombies tombent par centaines.
Retour à Zombieland s’adresse davantage aux fans du premier opus qu’à un nouveau public. Film volontairement méta, bourré d’auto-références et de clins d’œil à la pop culture, il s’adresse aux convaincus. Un film de geek, qui parle à un public populaire. Un retour à Zombieland jamais dépaysant, et ce dès le générique d’ouverture, où le slow motion et Metallica sont encore au rendez-vous. Reste une scène post-générique absolument géniale, qui elle aussi séduit les fans de la franchise.
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