Cinq bonnes raisons de regarder « Formula 1 Drive to Survivre » sur Netflix !

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Alors que l’on fête le premier mois de la sortie de sa saison 3, Cultea vous propose un bilan de la série Netflix Drive to Survive. Si aux premiers abords la Formule 1 n’est pas votre tasse de thé, on vous recommande chaudement de vous laisser tenter par au moins un épisode.

1/ Une vraie bonne porte d’entrée dans le monde de la F1

Les sports automobiles ne fascinent pas tout le monde, c’est un fait. Tout comme le sport en général à vrai dire. Mais ces disciplines mécaniques ont la particularité de mêler constamment athlète et machine. Les performances de l’un ne suffisant jamais à arracher la victoire sans l’aide de l’autre. Ainsi, si vous n’aimez pas vraiment l’automobile, vous partez probablement avec un certain a priori… Balayez vos doutes, et allez regarder Drive to Survive. En effet, Netflix a réussi ce tour de force de mêler constamment histoire, course, ingénierie, magouilles politiques et financière et téléréalité !

Le résultat est très accessible et particulièrement fluide pour un documentaire. Les saisons font dix épisodes dont la durée oscille entre 30 et 45 min. Ce format court et épisodique rompt avec le rythme parfois lent des longs reportages. De plus, le tout est très dynamique et surtout thématique. En effet, c’est assez surprenant mais Netflix a choisi de faire des épisodes à thèmes, se focalisant sur des pilotes, des écuries ou des circuits. Ainsi, une saison n’est pas nécessairement chronologique. Cela peut paraître déroutant mais les producteurs l’ont très bien géré. A noter que chaque saison couvre la dernière saison sportive annuelle.

Drive to Survive sur Netflix - Cultea

2/ La production est incroyable !

Niveau production, il n’y a rien à dire. Netflix a su offrir les moyens financiers et techniques pour bien observer le spectacle ! En effet, caméras embarquées, drones, plans spectaculaires, tout est là pour faire frissonner. C’est comme regarder un match mais avec seulement les passages intéressants et les ralentis sous les meilleurs angles. Le tout est ultra-léché, cohérent et fluide pour un résultat vraiment accrocheur.

Quelques points noirs cependant : le doublage VF et certains bruitages. En effet, les traductions françaises sont assez hasardeuses, voire totalement à côté de la plaque… Sur l’accident de Grosjean, certaines réactions sont très mal doublées, comme l’émotion de Charles Leclerc par exemple. Même chose en général avec l’humour entre rivaux ou coéquipiers. Enfin, certains auront noté que, selon Netflix, toutes les voitures font le même bruit. Si la qualité globale est vraiment excellente, les bruits des moteurs se ressemblent un peu trop et ne transmettent pas assez la surdité qui vous guette lorsque les voitures passent devant vous en vrai. En dehors de ça, Drive to Survive fait figure d’exemple sur le plan technique.

3/ De vrais personnages !

Dans beaucoup de disciplines sportives, les athlètes sont de véritables personnages atypiques. De fait, en plus de leurs performances, on finit par s’attacher à leurs caractères, leur petits défauts et tout ce qui les rend humains. En allant filmer les pilotes chez eux, au milieu de leurs familles, avec des vieux morceaux d’archives ou encore dans leur quotidien sur le paddock, Netflix parvient à leur donner de la surface. C’est quelque chose qui manquait à la Formule 1 finalement, ce milieu très lisse où tous les acteurs tiennent un discours réfléchi et uniforme. En montrant cette intimité et ces moments « off », Drive to Survive parvient à fictionnaliser et romancer chaque saison comme une aventure. Ainsi, on s’attache à des pilotes ou des directeurs d’équipe parce que leur caractère et leurs actes en font des personnages uniques.

Un exemple assez connu est celui de Günther Steiner, team manager de l’équipe Haas. Si l’équipe n’est pas réputée pour ses performances, Steiner attire la sympathie par son honnêteté et sa dévotion. Son langage fleuri séduit aussi indubitablement.

Günther Steiner, team manager de l'écurie de Formule 1 Haas - Cultea
Günther Steiner, team manager de l’écurie de Formule 1 Haas

4/ Du drama !

Netflix semble ici s’être inspiré du succès de ses documentaires sur les tueurs en série. En effet, Drive to Survive regorge de drama. Des conflits internes entre rivaux portant la même combinaison, des réclamations à la FIA de la part de managers mécontents du règlement ou accusant les autres de tricherie… Tout y est. Netflix sait couper les interviews aux bons endroits pour donner des impressions de luttes acharnées, d’amour fou ou de rivalités saines. De plus, des flashbacks pour montrer certains déboires de précédentes saisons viennent saupoudrer les actions en cours. Tout cela crée une impression de téléréalité où l’on alterne entre images à chaud issues de la piste ou des coulisses et retour à froid en face caméra en studio. Certaines rivalités sont réelles, d’autres exagérées, mais toutes participent à donner du corps à la série.

Lando Norris et Carlos Sainz - Cultea
Lando Norris et Carlos Sainz

5/ les pilotes sont des sportifs !

Ce point est un peu plus « militant » que les autres mais a toutefois son importance. En effet, Netflix a réellement bien fait ses devoirs avant de se lancer dans cette production. Ce dernier s’est aperçu que les pilotes n’étaient pas considérés comme de véritables sportifs par une partie du grand public. Pour remédier à ce point et présenter en détail l’intimité des pilotes, les caméras du géant de la SVOD sont allées dans les salles de musculation, dans les lieux d’entraînement et les terrains d’autres sports pratiqués par les pilotes.

De fait, tout au long de Drive to Survive on peut voir les pilotes pratiquer du football, du tennis ou du basket. On peut aussi les voir courir et faire du vélo pour pratiquer leur cardio. Enfin, beaucoup de plans montrent les exercices physiques servant à muscler le cou et les muscles de la tête afin de résister aux chocs, une fois au volant.

Oui, pilote de F1 est une discipline particulièrement physique. Les pilotes doivent garder un poids optimal pour que la voiture soit la plus légère possible. Leur régime est donc strict puisqu’ils leur faut assez de muscles pour tenir le coup physiquement, tout en étant assez léger pour ne pas alourdir le véhicule. De plus, sachez qu’un pilote souffre généralement de déshydratation en fin de course. En effet, un pilote perd durant les deux heures d’une course environ trois kilos d’eau !

6/ Daniel Ricciardo (bonus)

Parce que Daniel Ricciardo passe son temps à faire le pitre et qu’on l’entend parfois s’essayer à la langue de Molière.

Nerveux mais excité ” – Daniel Ricciardo montre son premier rendez-vous avec McLaren

Si toutes ces raisons ne vous ont toujours pas donné envie de vous lancer dans la série, on ne sait pas ce qu’il vous faut. Les trois saisons sont disponibles sur Netflix, et une saison 4 est attendue pour le premier trimestre 2022. En attendant, vous pouvez retrouver la bande-annonce de la troisième saison ci-dessous.

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