Chantal Gallia, l’imitatrice et humoriste, est morte d’un AVC

Chantal Gallia, l’imitatrice et humoriste, est morte d’un AVC - Cultea

Le 10 juillet, la vedette de l’imitation, Chantal Gallia, est morte d’un AVC foudroyant. Sa bonne humeur, son talent et ses nombreuses voix ont fait d’elle une icône de l’humour français. Retour sur une carrière complète avant son aurevoir dans les années 90.

L’imitatrice aux 120 voix

Chantal Halimi, de son vrai nom, naît en Algérie le 8 décembre 1956. Elle assiste dans les années 60-70 au boom de la chanson française menée par Dalida, Claude François ou bien Johnny Hallyday. À ce moment-là, l’imitation est à la mode. Notamment avec des personnes comme Thierry Le Luron.

Imitatrice, c’est ce qu’elle deviendra avec le pseudonyme Chantal Gallia. Elle rajoute sa touche en accentuant les nombreux défauts des stars qu’elle imite. Elle imitera notamment Denise Fabre avec un surplus de zozotement et de rires.

Chantal Gallia imite Denise Fabre

À son répertoire, on compte plus de 100 voix, 120 très exactement. Parmi ses voix les plus iconiques, on peut souligner Patricia Kaas, France Gall ou encore Sylvie Vartan. En effet, les chanteuses, c’est son dada. Mais cela ne l’empêchera pas d’imiter aussi des personnalités de la politique, du cinéma et de la télévision. Elle ne se privera pas non plus d’imiter des hommes tels que Georges Brassens, Charles Aznavour ou François Mitterrand.

Respectée par ses pairs

C’est à partir des années 70 que Chantal Gallia rencontre le succès. Ainsi, elle est invitée à participer à beaucoup d’émissions, dont certaines de renom, comme L’académie des neuf ou Champs-Élysées sur Antenne 2. Passer seulement quelques fois à la télévision, trop peu pour Chantal Gallia ! Elle aura droit à ses propres chroniques, Gallia d’la joie, sur Antenne 2, qu’elle fera aussi sur Europe 1 avec Champagne Gallia.

Dans ces années-là, elle participe aussi aux tournées de grands noms de la musique française. Parmi ceux qui l’inviteront sur scène, on peut noter Joe Dassin, Claude François, Dalida, Pierre Bachelet… Que des grands noms !

Cette dernière produira même son spectacle au début des années 90. Elle joue J’annonce, j’abats pendant 3 mois au Théâtre de la Renaissance à Paris, ainsi que Non mais je rêve au Théâtre Michel à Paris, également pendant 3 mois. Sa gloire est à son apogée.

Morte d’un AVC à l’âge de 65 ans

En 1993, alors au sommet de sa gloire, l’humoriste décide de se retirer de la sphère médiatique afin d’élever ses enfants. Depuis, les moments où l’on a revu l’imitatrice ont été très rares, elle qui s’est tenue loin des projecteurs.

Ce 10 juillet, l’AFP a annoncé la mort de Chantal Gallia. À l’âge de 65 ans, la famille a annoncé la nouvelle à l’agence en soulignant qu’elle a succombé à « un brutal AVC ». Certaines personnalités ont réagi à sa disparition sur leurs réseaux sociaux.

Jean-Pierre Foucault, l’animateur de l’Académie des neuf entre 1982 et 1987, qui a bien connu la rayonnante Chantal Gallia, écrit sur son Twitter : « L’inimitable Chantal Gallia a rejoint les étoiles… Partenaire de L’Académie des neuf… Nous avons partagé ses fous rires et son talent. Merci« .

Chantal Gallia et Olivier Minne dans l’émission Matin Bohneur

Olivier Minne, alors tout jeune, a lui aussi côtoyé l’humoriste. Il la décrit comme une femme de caractère et de talent avec un cœur.

« On en a fait des émissions ensemble il y a 30 ans. Elle avait du caractère et ne ménageait pas le jeune homme que j’étais dans cet extrait, mais elle avait du cœur et du talent. Très triste nouvelle. » – Olivier Minne sur Chantal Gallia

Après sa mort, Chantal Gallia laisse derrière elle 120 voix de la musique, de la politique, de la télévision française. Chantal Gallia imposa une nouvelle forme d’humour en France. Cet humour et cette énergie ont fait, durant quelques années, sa gloire.

 

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