« La Vie d’une femme » : une romance en plusieurs chapitres [critique]

« La Vie d’une femme » : une romance en plusieurs chapitres [critique]

La Vie d’une femme fait partie de la sélection officielle de la 79ème édition du Festival de Cannes dans la catégorie long-métrage, et laissez-nous vous dire qu’il fait parti de nos favoris de 2026 ! Une histoire moderne et fragmentée dans laquelle on retrouve au premier rang, une femme d’aujourd’hui.

Un troisième long-métrage réussi

La Vie d’une femme est le troisième long-métrage de la réalisatrice Charline Bourgeois-Tacquet, à qui l’on doit également Les Amours d’Anaïs. C’est une réalisatrice qu’on adore, car elle permet de requestionner la place de la femme dans la société face aux regards des autres. C’est donc un film basé sur une approche narrative dans laquelle les personnages masculins retournent au second plan.

la Vie d'une femme

On suit l’histoire de Gabrielle (Léa Drucker), une femme de 55 ans qui est cheffe de service en chirurgie à Paris. Elle n’a pas d’enfants et vit avec son mari, qui lui en a. Côté familial, elle a une sœur plus jeune et une mère dont la maladie d’Alzheimer s’aggrave. Un jour, une romancière (Mélanie Thierry) arrive à l’hôpital pour les besoins de son bouquin et rencontre Gabrielle. C’est alors que commence l’étreinte entre les deux femmes.

Un scénario fragmenté

Charline Bourgeois-Tacquet suit Gabrielle sans jamais l’abîmer. Justement, elle nous montre la densité de ce personnage et tout ce qu’elle supporte au quotidien sans qu’on ait à la plaindre. Elle nous positionne de manière à ce que l’on dit « c’est ce qu’est la femme » plutôt que de se dire « c’est ce que la femme subit ». Gabrielle s’argumente dans un monde qu’elle impose, absorbe et répare sans aller à contre-sens.

Le film est fractionné de manière à suivre les aventures de cette femme et de son aboutissement à être épanouie. On navigue entre les chapitres de son histoire tout en restant dans une trame scénaristique logique. Au fur et à mesure, on perçoit que Gabrielle ose se bousculer et sortir de ses codes habituels. Avec le personnage de Frida, Gabrielle s’évade et réapprend à vivre.

Un jet artistique surprenant

Léa Drucker est généralement épatante dans chacun des rôles qu’elle interprète mais dans celui-ci c’est encore plus visible. Elle est le personnage principal du film et elle le sait ! Son jeu d’actrice crève l’écran, elle prend toute la place tout en s’imprégnant de ses camarades. Chacune des relations qu’elle entretient dans le film permet de connaître son personnage un peu plus. Elle est fascinante autant dans la comédie que dans le drame.

« La Vie d’une femme » : Une romance en plusieurs chapitres

De plus, il y a toute une atmosphère qui se crée autour de la relation entre Gabrielle et Frida. Lorsqu’on les voit à l’écran, on a l’impression d’appartenir à leur intimité, d’entrée de plein pied dans une bulle. On pense notamment à la séquence de danse où se mélangent tension et retenue. On les voit occuper l’espace et jouer à ce  jeu de regard impardonnable. L’intensité de la séquence est accentuée par le fabuleux travail de la lumière et des décors qui nous plongent complètement en immersion.

Par ailleurs, le film est également porté par des personnages secondaires indispensables qui appuient les propos évoqués. On retrouve au casting Charles Berling (mari de Gabrielle), Marie-Christine Barrault (mère de Gabrielle) et Laurent Capelluto (meilleur ami de Gabrielle).

La Vie d’une femme est un film à aller visionner à sa sortie et que je vous conseille sincèrement de découvrir,  et cela sera pour le 9 septembre 2026 mais pour l’instant, il est parmi les favoris de la compétition avec une note qui s’élève à 6.3 !

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Standing Ovation – La Vie d’une Femme

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