« Koko-Di Koko-Da » : l’horreur à la suédoise [critique]

"Koko-Di Koko-Da" : l’horreur à la suédoise [critique]

Sorti en 2019, KoKo-Di KoKo-Da est un ovni du cinéma horrifique. Réalisé par le suédois Johannes Nyholm, le long-métrage raconte le destin tragique d’un couple qui voit sa fille décéder. Ils décident alors d’aller camper dans les bois pour changer d’air. Une décision qui va se transformer en cauchemar.

Koko-Di Koko-Da : on est où là ?

KoKo-Di Koko-Da a mis plus de dix ans à voir le jour. Johannes Nyholm en a commencé l’écriture avant même de réaliser son premier long-métrage. Le tournage a débuté en 2011 avec une équipe restreinte.

Koko-Di Koko-Da est un véritable ovni, un de ces films que l’on ne croise que trop peu. Dommage alors que le métrage manque cruellement de montage, de transitions et de rythme tant la vision de Johannes Nyholm est étonnante. Une vision d’auteur personnelle qui a le mérite de proposer quelque chose de relativement inédit. 

Koko-Di Koko-Da

Cette œuvre est un véritable huit clos à ciel ouvert, dérangeante et oppressante par son ambiance et certaines séquences volontairement sadiques. Mais Johannes Nyholm mélange aussi les genres, puisque son métrage emprunte autant à l’épouvante qu’au drame sentimental. Il a imaginé son histoire après avoir fait un rêve dans lequel il prenait la place de ses personnages, en train de camper, en pleine nuit, au milieu de nulle part.

Koko-Di Koko-Da devient ainsi un film atypique. Il emprunte aux vieux folklores inquiétants des mythes forestiers, que ce soit la terrible forêt japonaise Aokigahara où les gens viennent se suicider, ou des inspirations plus modernes comme Le Projet Blair Witch ou The Forest. Il y a également un intérêt scénaristique dans le traitement de son œuvre. À l’instar d’Un Jour sans Fin, ses protagonistes sont obligés de revivre sans cesse la même journée, et surtout le drame qui l’accompagne.

"Koko-Di Koko-Da" : l’horreur à la suédoise [critique]

Koko-Di Koko-Da est avant tout une catastrophe familiale, notamment sur le deuil d’un enfant perdu. Malheureusement, malgré toutes ses bonnes intentions, le film de Johannes Nyholm finit par gentiment ennuyer. Les péripéties présentées finissent par tourner dans le vide par manque de ressorts horrifiques.

L’idée scénaristique de boucle devient alors mécanique et ne sert plus l’histoire qui ne sait plus vraiment où elle va. Le spectateur est alors ballotté dans une vision pseudo philosophique de la mort et du deuil jusqu’à une conclusion relativement réussie. Johannes Nyholm aurait gagné à imposer un montage plus pertinent.

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