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Les « plongeurs de Tchernobyl » : les trois héros ayant empêché l’apocalypse

Les "plongeurs de Tchernobyl" : les trois héros ayant empêché l'apocalypse - Cultea

Dans la nuit du 25 avril 1986, la centrale nucléaire de Tchernobyl explose. La contamination de l’environnement de la centrale est immédiate et les éléments radioactifs relâchés se propagent dans toute l’Europe. Une décision va cependant permettre de sauver le continent d’une explosion encore plus risquée…

Après l’explosion

Après l’explosion du réacteur numéro 4, la priorité est à l’incendie. Si celui-ci se propage, les autres réacteurs pourraient à leur tour exploser. Les pompiers se relaient sans relâche, au péril de leur vie. Le 26 avril, l’incendie est éteint. Il reste cependant un problème de taille : le corium, ce magma métallique constitué d’éléments fondus du réacteur nucléaire. En effet, l’explosion a été causée par une surchauffe du réacteur à plus de 100 fois sa température prévue. Celui-ci pourrait s’effondrer et atteindre le sous-sol de la centrale.

Les débris hautement radioactifs parsèment les alentours de la centrale. Des opérateurs sont chargés de les collecter. Ils n’ont que 90 secondes pour effectuer leur tâche, équipés d’habits censés les protéger. Les autorités envoient également des robots pour faire le même travail, mais ceux-ci tombent en panne du fait de la radioactivité.

Tchernobyl, une bombe à retardement

Le corium risque d’atteindre le bassin sous la centrale, rempli par l’eau lancée par les pompiers. Si cela arrivait, l’explosion qui en résulterait aurait une puissance de 4 mégatonnes, soit 200 fois la puissance de la bombe lâchée sur Hiroshima.

Il va falloir que des hommes aillent ouvrir les vannes permettant d’évacuer l’eau. C’est alors que 3 hommes vont se proposer pour effectuer cette tâche. Nouveau problème : ces commandes sont situées précisément sous l’eau, ou du moins dans les couloirs de la centrale. Ce sont Alexei Ananenko et Valeri Bezpalov, accompagnés du superviseur Boris Baranov, qui vont s’engouffrer dans l’édifice.

Alexei Ananenko, héros de Tchernobyl

Ils sont ceux qui connaissent l’emplacement précis des vannes. Contrairement à ce qu’affirment certaines versions, les « plongeurs » n’en étaient pas vraiment. S’ils étaient effectivement en tenue de plongée, il semble que la plupart du chemin se faisait avec de l’eau jusqu’aux genoux, et non totalement immergé. Cette eau était cependant radioactive et la mission était évidemment dangereuse. Ananenko décrit avoir vécu un réel moment de joie au moment où ils ont aperçu les tuyaux. Ceux-ci menaient effectivement aux valves un peu plus loin.

« Nous avons entendu l’eau déferler hors du réservoir », poursuit Ananenko, « et quelques minutes plus tard, nous étions enlacés par les gars ».

Les trois hommes ont rempli leur mission, et ainsi sauvé une bonne partie de l’Europe qui aurait été touchée par l’explosion provoquée par le corium.

Ces trois hommes ne subirent par ailleurs pas le même sort que les autres sur place. Aucun ne développa de cancer les années suivantes, et il semble qu’au moins l’un des trois soit toujours en vie aujourd’hui (Ananenko). Pour ce qui est de Barnanov, il est décédé en 2005, alors que Bezpalov était vraisemblablement toujours en vie en 2015.

 

Sources :

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