« L’Amerzone » : un charmant remake plein de poésie ! [TEST]

"L'Amerzone" : un charmant remake plein de poésie ! [TEST]

Vingt-six ans le séparent de sa sortie originale. L’Amerzone du regretté Benoît Sokal est un jeu vidéo culte que nous avions découvert sur la toute première Playstation. Nous étions trop petits pour comprendre toutes les subtilités de ce qui en faisait une œuvre d’exception, mais il nous a laissé un très bon souvenir. Voici pourtant son retour sous forme de remake, développé par Microids Studio Paris. Disponible depuis le 24 avril 2025, l’Amerzone le Testament de l’Explorateur est un vibrant hommage et une belle résurrection du point’n’click.

Travailler un remake n’est pas une mince affaire. Lucas Lagravette, le réalisateur en charge du projet coréalisateur du quatrième opus de Syberia (que nous n’avons pas encore fait mais peut-être une sortie Switch 2 nous permettra d’en profiter) a opté pour un choix radical : celui de préserver intégralement l’identité du projet original. Ainsi, pas de déplacement libre, pas de dialogue émanent du protagoniste (comparé aux personnages comme Valembois doublé par Philippe « Homer Simpson » Peythieu) et pas de changement dans les mécaniques. L’histoire reste aussi identique.

Nota Bene : Nous avons testé le jeu sur PS5.

"L'Amerzone" : un charmant remake plein de poésie ! [TEST]

Cela souligne le fait que l’Amerzone made in 2025 est très similaire à l’Amerzone qui existait sous la direction de Benoit Sokal. Cette fidélité, qui ne semble pas vouloir trahir la mémoire de l’auteur, possède de nombreux charmes. On plonge volontiers dans une belle nostalgie au rythme contemplatif et poétique. L’aventure du journaliste anonyme parti en Amerzone cherche d’œuf des Oiseaux Blancs délivre une narration qui traverse efficacement le poids des années. De plus, elle permet de redorer l’heure de gloire des point’n’clicks, trop souvent absent ces dernières années.

L’Amerzone : un remake entre tradition et modernité !

Qui dit remake dit aussi travail visuel au goût du jour. Sur ce point, L’Amerzone est une belle réussite. Visuellement, le titre est très joli et graphiquement solide, chaque décor nous évoquant une carte postale. Certes, ce n’est peut-être pas aussi démentiel que la direction artistique des Fourmis, mais cela reste supérieur à de nombreuses productions de l’éditeur. Mentionnons aussi la musique de Inon Zur, le compositeur de Syberia, offrant une belle harmonie sur l’émotion procurée par les moments phares de l’aventure.

Seulement voilà, la fidélité délivrée par l’Amerzone pourrait être aussi problématique. Certains aspects du gameplay comme les énigmes ou les déplacements (en interagissant avec un élément uniquement) semblent bloqués en 1999. On aurait aimé plus de modernité de ce côté. Nous comprenons parfaitement l’approche old-school du jeu mais il prend le risque de diviser les nouvelles générations de joueurs. Cependant, si c’était le prix pour ne pas sacrifier le genre du point’n’click, c’est peut-être mieux ainsi.

L’Amerzone nous rappelle pourquoi Benoit Sokal était un vrai conteur d’aventure. Disposant d’un charme des plus agréables et d’une ambiance dont seul le jeu à le secret, il se hisse dans le haut du panier des productions de Microids depuis Les Fourmis. Même si la poésie n’égale pas celle de la franchise Syberia, l’invitation au voyage mérite vraiment le détour !

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Bande-annonce L’Amerzone 

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